Michel Akamse : Promouvoir la marche athlétique

Secrétaire général de l’association Marche indomptable, il présente le bien-fondé de l’activité Napwa, une marche de près de deux semaines qu’il vient de conduire dans l’Ouest-Cameroun.

Désiré Domo

Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer l’opération «Marche indomptable»  et quel message voulez-vous faire passer aux Camerounais ?

La Napwa est l’activité phare de l’association Marche indomptable (MIndo). Napwa signifie The National Pride’s Walk ou La Marche pour la fierté nationale. Elle est motivée par le fait que le Secrétaire général de ladite association sportive, la mascotte de la MIndo, Akamse Mbah Michel Didier, soit champion du Cameroun, d’Afrique et d’Europe Masters d’athlétisme de marche. Il était donc question de promouvoir cette discipline athlétique et olympique qu’est la marche athlétique, le race walking.

Étant donné que nous empruntons les axes routiers, il nous paraît essentiel de sensibiliser à la prévention routière, à la prévention des accidents et des maladies, ainsi qu’à la préservation de l’environnement. Nous ne manquons pas non plus de promouvoir le patriotisme, la paix et le vivre-ensemble harmonieux. Enfin, au plus près des populations, nous avons prévu de faire des dons de matériel sportif, éducatif et sanitaire, selon nos disponibilités.

Pourquoi avoir choisi la marche et un parcours de 667 km dans l’Ouest pour porter les valeurs de paix et d’unité nationale ?

La marche athlétique en particulier, et le sport en général, sont fédérateurs. Ils constituent un élément de cohésion sociale et permettent un rassemblement sans distinction de sexe, d’âge ou de religion.

Pensez-vous que le sport, et la marche en particulier, peut vraiment contribuer à apaiser les tensions en cette période sensible ?

Bien entendu. La marche athlétique va contribuer à apaiser les tensions en cette période sensible. Elle occupe les personnes lors de la pratique et permet d’éloigner les jeunes de l’oisiveté, de l’ennui et du « vice ». Par « vice », nous entendons les discours haineux qui gangrènent les esprits, en particulier ceux des jeunes, et qui tendent toujours à noircir l’image du continent.

Quelles sont les principales difficultés rencontrées sur le terrain et à qui sont allés les dons prévus à l’arrivée ?

La Napwa 2026 s’est bien déroulée, mais elle a rencontré de nombreuses difficultés. Sur le plan logistique : transport, hébergement et restauration. C’est la raison pour laquelle les dons n’ont pas pu être distribués comme prévu à toutes les étapes. Toutefois, nous comptons le faire dans les tout prochains jours ici à Yaoundé. La MIndo a en effet plusieurs autres activités de sensibilisation et de formation déjà programmées.

Après l’Ouest, envisagez-vous d’étendre « Marche indomptable» aux autres régions du Cameroun ?

La Napwa a commencé l’an dernier par le tronçon routier Douala – Yaoundé. Cette année, c’était l’Ouest. Nous poursuivrons dans d’autres régions chaque année, et même dans la sous-région.