Tenor : Le phénix du rap à l’international

 
Le rappeur est le premier Camerounais à participer au Hennessy Cypher.
 
Marielle Ongono
 
 
Le costume semble taillé pour lui. Micro en main, flow incisif et regard assuré, Tenor éblouit la scène musicale au cours de son passage au Hennessy Cypher 2026. À 28 ans, l’artiste poursuit son ascension. Une première pour un artiste camerounais sur cette plateforme internationale consacrée au hip-hop. Pour cette édition, le rappeur camerounais a partagé le morceau avec plusieurs figures de la scène hip-hop africaine et internationale, notamment l’Ivoirien Suspect 95, le Sud-Africain Yanga Chief, le Ghanéen Kwesi Arthur, la Kényane Fena Gitu et la Britannique d’origine nigériane Enny. Le projet est produit par le beatmaker nigérian Sarz et tourné à Johannesburg. Cette prestation lui vaut des félicitations d’autres artistes camerounais.
 
De son vrai nom Thierry Mengoumou Ayia, l’artiste né à Yaoundé le 11 avril 1998 commence sa carrière musicale à seulement 16 ans. Son freestyle « Camerounais », puis « Alelouyah » et surtout « Do le Dab » contribuent à installer son nom dans le paysage musical camerounais. En 2016, alors qu’il poursuit encore ses études, le succès de sa musique l’amène à faire le choix de se consacrer pleinement à sa carrière. Il rejoint ensuite le label War Machine avant de signer avec Universal Music Africa. Son parcours est également jalonné de distinctions, notamment aux Balafon Music Awards et aux Canal 2’Or.
 
Pour le rappeur camerounais, cette scène internationale apparaît comme une nouvelle vitrine. Elle vient prolonger une carrière construite depuis plusieurs années. Sa discographie et ses collaborations ont progressivement élargi son audience en Afrique francophone, en France et auprès de la diaspora. L’artiste compte aujourd’hui des albums : Nnom Ngui, Terre Mère, Sorry For The Rap (Mixtape). Des singles : Bahatland, Bad Things, Tronement Parlant, À l’imparfait, Balance, Besoin de sourire. Des collaborations avec Rythmz, Magasco, Locko, Mimie et Mink’s.