Elles ont bénéficié de l’un des pans de cette bibliothèque numérique portée par la société ITGStore.
Michel Ferdinand
Initiative louable.
Après un peu plus de cinq jours de formation au siège de la société ITGStore à Douala, Marc Freddy Chougnia, venu de la région du Centre, s’est fait une idée précise en pisciculture. Ce qui lui manquait après ses études. La formation offerte ainsi par ITGStore, à travers sa bibliothèque numérique Añdjeun, est de nature à transformer le quotidien de ce jeune ambitieux. « J’en repars étant en mesure de construire mon propre bac hors-sol. Si bien que, même si je ne suis pas là, l’eau peut s’évacuer naturellement ». Comme lui, 29 autres femmes et hommes venus des dix régions du Cameroun ont été formés du 3 au 8 août 2026 dans cinq activités génératrices de revenus : apiculture, pisciculture, héliciculture, myciculture et culture des plantes médicinales.
Il s’est agi de renforcer les capacités techniques des jeunes, des femmes, des producteurs et des porteurs de projets, en combinant connaissances théoriques et mises en pratique. « L’idée c’est d’avoir des jeunes qui produisent effectivement là où ils sont. De sorte que, plus tard, nous puissions structurer ces filières afin de donner des résultats concrets sur le terrain », explique Flavien Kouatcha, l’un des formateurs. Les apprenants ont donc bénéficié des compétences pratiques, avant la mise en place des clusters dans les différentes régions d’intervention. « C’est une affaire de niveau de conscience. Quand vous captez une vérité et vous la transmettez en concept opérationnel dans votre conscience, elle élève votre conscience à un certain niveau », encourage Gabriel Fopa, promoteur de Añdjeun.
Une bibliothèque numérique qui offre deux volets. L’un porte sur le savoir-être via plus de 4500 livres produits par des auteurs célèbres à travers le monde pour transformer les consciences. Le second, lié au savoir-faire, renvoie aux formations. « Ce n’est pas tous les jours qu’on entend parler de ce type de formation. Des formations concrètes qui permettent directement à ceux qui ont accès à cet apprentissage d’atterrir sur une profession avec vraiment des rentrées d’argent concrètes », apprécie Gaëlle Wondje, chanteuse camerounaise de renom. A l’occasion, elle a élevé sa voix suave pour encourager les apprenants.
Autour du projet Añdjeun, gravitent des hommes et institutions qui apportent leur accompagnent, à l’instar de l’honorable Ali Salihou, député à l’Assemblée nationale, et le patriarche Georges Moung. Ils ont tenu à être à la clôture de la formation, en prodiguant des conseils et en remettant des certificats de formation. Il y a en bonne place le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique (Minjec), représenté par Pierre Dominique Mveme Atangana, secrétaire permanent de l’Observatoire national de la jeunesse au Minjec. « Nous avons l’obligation de travailler à fond pour que chacun de ces jeunes ait une issue favorable en termes d’opportunité de financement de son projet, de projet de groupe. Nous sommes d’autant plus satisfaits qu’ils sont déjà organisés en clusters », déclare M. Mveme Atangana.
Le financement suivra pour accompagner celles et ceux qui auront des projets ayant atteint un certain niveau de maturation. Les apprenants et les formateurs se retrouveront dans quatre mois pour évaluer la mise en œuvre de chaque projet, avec des entrepreneurs qui continueront d’être suivis par les formateurs ou instructeurs.



