Accès à la santé : Des personnes handicapées « assurées »

Outre la police d’assurance, elles ont reçu des appareillages au cours de la célébration régionale de la journée internationale des personnes handicapées dans le Centre.


Par Guy Martial Tchinda


L’accès aux soins de santé reste difficile pour les personnes handicapées au Cameroun. Il l’est encore plus pour les personnes déficientes et indigentes. En effet, « l’accès à la santé coûte cher et si nous avons des maladies opportunistes qui s’ajoutent à notre handicap, la vie devient très difficile. Il y en a qui peuvent s’en sortir, mais celles qui sont vulnérables auront plus de difficultés si elles n’ont pas d’assurance », explique Oye Denise Elisabeth épse Nkapemin présidente fondatrice de Help Health Ode International (HHODE International).

Les appareillages remis.

Cette organisation a offert à travers la délégation régionale des affaires sociales du Centre, une police d’assurance pour des personnes handicapées indigentes de la région. C’était le 21 décembre dernier, lors de cérémonie de remise des appareillages aux personnes déficientes. « On va évaluer le niveau de vulnérabilité de chacune des personnes handicapées identifiées pour voir qui est éligible à cette assurance. A côté des enfants, il y a les personnes âgées qui en principe ne sont pas concernées par cette assurance, mais nous allons étudier leurs cas. Ensuite, HHODE International va souscrire à une police d’assurance dans une compagnie au profit des bénéficiaires », détaille-t-elle.

Les bénéficiaires de cette police d’assurance se recrutent parmi la soixantaine de personnes handicapées ayant reçu des appareillages lors de la célébration régionale de la Journée internationale des personnes handicapées dans le Centre. Un don de la délégation régionale des affaires sociales et de ses partenaires – Plan international et UNHCR – constitué de fauteuils roulants, de béquilles, de cannes blanches, de lunettes médicales, de prothèses auditives, d’orthèses et des kits alimentaires.

« Nous avons voulu autonomiser les personnes handicapées et pour cela, il fallait les doter des appareillages. Mais avant, toutes les personnes bénéficiaires ont préalablement été consultées par un spécialiste qui est habilité à déterminer le type d’appareillage dont chaque personne handicapée a besoin », a expliqué Rachel Sylvie Edimo Mbappe, déléguée régionale des affaires sociales pour le Centre.