Le coordonnateur des Lionnes indomptables du Cameroun fixe l’objectif du stage d’une semaine lancé à Yaoundé et évalue les chances des championnes d’Afrique nominées aux Caf Awards 2026.
Désiré Domo

Coach, vous avez démarré un stage le 02 novembre 2026 à Yaoundé avec 29 joueuses locales. Quel est l’objectif de ce regroupement ?
Évaluer des joueuses qu’on n’a pas pu voir auparavant. On fait le tour des talents camerounais et cela fait partie de notre tournée. On a eu une tournée qui a été un petit peu écourtée par la préparation de la Can. On n’a pas eu le temps qu’on voulait. Donc, on essaie de voir les talents qu’on a pu rater ou les talents qu’on n’a pas pu observer juste avant notre participation à la Can.
Est-ce qu’avec un championnat (Guinness Super League) qui n’a pas encore commencé, la tâche est aisée ?
Ce n’est pas plus difficile qu’à un autre moment. Je pense que toutes les équipes ont fait de belles préparations. On a pu en visiter quelques-unes. On va visiter les prochaines. On visitera tout le monde d’ailleurs. Je pense que chaque équipe s’est très bien préparée. Du coup, les joueuses ont eu la chance d’avoir une belle préparation pour pouvoir nous donner satisfaction.
Coach, quand on est champion d’Afrique en titre et qu’on va repartir sur une autre compétition, l’essentiel du travail est basé sur quoi, le renforcement des postes ?
Avant toute chose, c’est pouvoir évaluer les talents que possède le Cameroun. Le Cameroun regorge énormément de talents. On a beaucoup de chance parce qu’on a un très beau championnat. Du coup, on ne veut rater personne. L’idée, c’est de connaître ce championnat du mieux possible pour pouvoir prendre les meilleures décisions.
Avoir les championnes d’Afrique dans l’effectif des 29 joueuses, est-ce que cela entre toujours dans l’objectif de votre préparation ? Surtout que certaines sont revenues au Cameroun…
L’idée, c’est de se préparer avec les meilleures joueuses. Aujourd’hui, on ne peut pas prendre les joueuses qui font partie de la diaspora et qui jouent à l’étranger. Donc, on profite des joueuses locales. Et comme je vous le dis, il y a énormément de talents chez les joueuses locales. Donc, on en profite et on essaie de trouver de nouveaux talents. Si des joueuses locales s’avèrent meilleures que les joueuses de la diaspora, elles prendront leur place.
La Coupe du monde, c’est en juin-juillet 2027. Nous sommes en novembre 2026. Est-ce qu’on peut penser qu’il s’agit là d’un programme arrêté qui est en train d’être déroulé ?
On va essayer de se préparer au mieux pour les échéances à venir. C’est vrai que plus on a le temps, plus c’est confortable. Donc, on essaie de se préparer au mieux et de faire le meilleur travail possible. Avec plus de temps, on estime que cela sera plus confortable. Donc, on essaie de se préparer.
Sur le court terme, il y a la Côte d’Ivoire devant vous en qualifications aux Jeux olympiques 2028. Mais, quatre mois nous séparent encore de cette double confrontation comptant pour le 3e tour des qualifications aux Jeux olympiques. Ce n’est pas trop tôt de démarrer les regroupements dans cette optique ?
Je pense que ce n’est jamais trop tôt. Surtout que pour jouer contre un adversaire comme la Côte d’Ivoire, qui je pense, même si vous me direz que je fais de la langue de bois, parce qu’on est champion d’Afrique, est une équipe très intéressante. Peut-être avec plus d’expérience que nous. Peut-être un énorme potentiel. Pour moi, s’ils ne sont pas plus forts que nous, ils le sont tout autant que nous. On ne sera jamais assez préparé pour jouer la Côte d’Ivoire.
Pour terminer, la Confédération africaine de football (Caf) vient de rendre publique la liste des nominés pour le Ballon d’Or africain 2026. Plusieurs de vos joueuses y figurent. Est-ce que la présence de vos pouliches confirme la belle forme actuelle du football féminin camerounais ?
C’est tout simplement mérité. Je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter. Je pense qu’on l’a prouvé. Sur ce tournoi, la Can, on a été la meilleure équipe d’Afrique. Cela ne veut pas dire qu’on est la meilleure équipe d’Afrique. Mais sur le tournoi, on a été la meilleure équipe d’Afrique. On a, je pense, bénéficié de la meilleure jeune, de la meilleure gardienne, de la meilleure joueuse. Elles méritent d’être là et j’espère qu’elles vont gagner parce qu’elles le méritent. Mais après, il y a d’autres talents en Afrique et qui le méritent tout autant. Mais je pense que le Cameroun, cette année, a montré qu’il était présent sur l’échiquier du football africain, tout simplement.


