Gendarmerie : Tolérance zéro contre les indisciplinés

Face aux critiques visant certains de ses éléments, la Gendarmerie nationale entend renforcer ses mécanismes de contrôle et de communication avec les populations. 

Rebara Habra 

La loyauté et la fidélité mises à l’épreuve

La récréation est terminée. La Gendarmerie nationale entend préserver son image auprès des populations. C’est l’un des messages portés par l’institution, qui affirme accorder, désormais, une attention particulière au comportement de ses éléments sur le terrain et aux réactions des citoyens face à leurs interventions. « La première action de cette démarche a été le renforcement des mécanismes de communication avec les populations, notamment à travers les numéros verts 1501 et 113, ainsi que d’autres canaux destinés à recueillir les dénonciations et les préoccupations des usagers  ».

À  en croire la Gendarmerie nationale, ces dispositifs permettent au haut commandement d’être informé des situations mettant en cause ses personnels. L’institution assure que chaque signalement fait l’objet d’une attention particulière, avec pour objectif d’établir les circonstances des faits, d’identifier les protagonistes et de déterminer les responsabilités. Elle affirme également que des sanctions disciplinaires sont prises à l’encontre des gendarmes reconnus coupables d’abus sur les populations.

Cette démarche porte déjà ses fruits. Comme illustration, la Gendarmerie évoque plusieurs événements récents ayant donné lieu à des mesures disciplinaires: les sanctions prises contre le commandant de compagnie de Foumban, certains éléments de la compagnie de l’aéroport de Douala et des personnels chargés du renseignement.  « Le sang-froid et la retenue demeurent des exigences fondamentales dans l’exercice du métier de gendarme  », rappelle l’institution. Elle prend pour exemple l’incident ayant opposé un élu local à des éléments en service à un poste de contrôle à l’entrée de la Sanaga, pour rappeler l’importance de la maîtrise de soi dans les rapports avec les citoyens.

Le haut commandement des hommes au béret rouge appelle au respect de l’obligation de reserve attachée au statut militaire et dénonce les prises de parole de certains anciens personnels sur les réseaux sociaux. « Lorsqu’un élément est impliqué dans les affaires d’escroquerie,  déserte les rangs, propage de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux, sort de l’obligation de reserve attachée au statut militaire, la hiérarchie est impitoyable à son égard », lance le haut commandement.

À travers cette mise au point, la Gendarmerie nationale entend défendre la rigueur de son dispositif disciplinaire et rappeler les obligations liées au statut militaire.