L’initiative portée par le groupe de la Banque mondiale, visant la transformation du secteur agricole, se met progressivement en place, après la cérémonie organisée le 21 octobre 2026 à Yaoundé.
Hermine Mekou

Ce sera sans doute un tournant majeur pour la transformation de l’économie camerounaise, suite à la cérémonie officielle de signature et de lancement, le 21 octobre 2026 à Yaoundé du Pacte agricole. Une cérémonie qui a mobilisé des personnalités d’envergure, dont le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), Dr Taïga; le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe; et le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Paul Tasong. Sans oublier les bailleurs de fonds et des acteurs du secteur privé tels que la Banque mondiale (Bm), le Fonds international de développement agricole (Fida) et le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam).
En effet, Agriconnect est une initiative du groupe de la Banque mondiale qui vise la transformation de l’agriculture au bénéfice de petits exploitants. Son ambition, à terme, est la création des emplois et le renforcement de la sécurité alimentaire mondiale. Dans sa dynamique de mise en œuvre, l’initiative Agriconnect s’articule autour de trois piliers à savoir : le renforcement des capacités infrastructurelles, humaines et techniques du secteur agropastoral, les réformes institutionnelles et réglementaires (levée des obstacles à la compétitivité, amélioration du climat des affaires et adaptation des mécanismes de subvention) et le renforcement de l’écosystème financier (mobilisation des financements publics et privés, implication des banques et développement des partenariats).
Au Cameroun par exemple, le Pacte cible huit chaînes de valeur prioritaires pour réduire la facture des importations et booster la transformation locale. Il s’agit notamment du cacao, du riz, du manioc, de l’huile de palme, du soja, du lait, de l’aquaculture et de la pêche. Au total, ce sont six filières végétales, une filière animale et une filière halieutique.
Pour le Fonds de développement des filières cacao et café au Cameroun (Fodecc), dont la filière cacao est l’une des huit filières retenues, la participation de son administrateur, Samuel Nangue, traduit la volonté de l’institution de s’aligner sur les orientations stratégiques nationales. Une initiative qui s’inscrit en droite ligne de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (Snd30), de la politique d’import-substitution (Piisah) et de la vision présidentielle de modernisation de l’agriculture.



