Crimes financiers et corruption : Interpol évalue les besoins de la Src

Pour ce faire, une délégation de l’Organisation internationale de police criminelle a rencontré, le 19 octobre 2026, la direction générale de la Société de recouvrement des créances du Cameroun.

Ulrich Enyegue

Mission nécessaire.

Portes closes. Loin des micros des journalistes. La réunion entre le centre Interpol de lutte contre la criminalité financière et la direction générale de la Société de recouvrement des créances (Src) s’est tenue à huis clos, le 19 octobre 2026. Au sortir de la séance, Richard Evina Engolo, officier de renseignement criminel, a précisé les objectifs de cette mission. « Mon collègue et moi venons du secrétariat général d’Interpol pour évaluer les besoins de la Société de recouvrement des créances du Cameroun en termes de renforcement de capacité, d’appui opérationnel, d’appui logistique ou d’équipement », explique-t-il.

Cette mission s’inscrit dans le cadre d’un partenariat entre Interpol et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Elle vise à identifier les besoins des administrations et services camerounais engagés dans la lutte contre la criminalité financière et la corruption. La justice, la gendarmerie nationale, la police nationale, la direction générale des impôts, les douanes et le contrôle supérieur de l’État figurent notamment parmi les structures concernées. Initialement destiné à l’Afrique de l’Ouest, le programme a été élargi au Cameroun, seul pays d’Afrique centrale retenu, selon l’officier.

Les besoins recueillis auprès de ces différentes structures feront l’objet d’un rapport destiné aux autorités et partenaires concernés. « Nous ferons le rapport à qui de droit pour que le budget de l’année 2027, éventuellement 2028, puisse prendre en compte les besoins exprimés par les autorités camerounaises », a indiqué Richard Evina Engolo. Le rapport servira à mobiliser les appuis nécessaires, qu’il s’agisse de dotations matérielles ou de programmes de formation ciblés. « De manière à ce que ces équipements soient offerts ou que les formations qui seront spécifiées par les différentes unités soient menées par Interpol en partenariat avec la Jica pour renforcer les capacités opérationnelles des acteurs en charge de la criminalité financière et de la corruption au Cameroun », a précisé l’officier de renseignement criminel.

En attendant l’arrivée de ces appuis, la Src poursuit ses missions sur le terrain avec les moyens existants.