L’attaquante vedette des Lionnes Indomptables évoque les contours de son retour en Guinness Super League et se prononce également sur son avenir avec la sélection nationale.
Désiré Domo et Claude Olivier Banaken

Vous venez de parapher, contre toute attente, un contrat d’une saison avec la formation de Lékie Football Filles en Guinness Super League. Qu’est-ce qui justifie ce retour dans le championnat local et quelles sont les garanties que vous avez reçues des dirigeants de cette équipe ?
Si j’ai pris la décision de jouer avec Lékie, c’est justement parce que j’ai eu une longue conversation avec la présidente et le coach, que je connais depuis des années. Ces derniers m’ont présenté le projet de l’équipe. Aujourd’hui, je pense que tout le monde est fier que ce soit la première équipe camerounaise à être qualifiée pour la Ligue des champions féminine de la Caf. Donc, quand j’ai eu cette conversation avec eux, le projet m’a beaucoup intéressée. Voilà comment je me suis engagée sans hésiter. Je suis revenue parce que j’ai envie d’apporter un plus à notre football féminin. J’essaie de donner le bon exemple à mes jeunes sœurs, et de les encourager à croire en leurs rêves.
Vous parlez beaucoup de projet dans vos interventions. Est-ce que vous pouvez nous expliquer concrètement de quoi il s’agit ?
Tant que la présidente du club ne le dévoile pas elle-même, je ne pense pas que ce soit à moi, la joueuse, de le faire. Toutefois, nous allons y aller pas à pas et vous verrez bien vous-mêmes. Je suis revenue parce que j’ai envie d’apporter un plus à l’équipe, et à chaque fois que je serai sur le terrain, je donnerai le meilleur de moi-même.
Revenir jouer en Guinness Super League ne constitue-t-il pas un risque de vous éloigner de la sélection nationale ?
Je pense que j’avais déjà fait une déclaration après mon départ de l’équipe nationale. Aujourd’hui, nous sommes là pour parler de Lékie, c’est ce qui nous réunit. Mais je ne pense pas que ce soit un risque. Il y a des filles qui sont parties de la Guinness Super League et ont directement été titulaires en équipe nationale lors de la récente Can féminine. Nous avons un bon championnat et je pense qu’aujourd’hui, le football féminin camerounais mérite d’être valorisé.
Vous revenez en championnat local à l’âge de 33 ans, beaucoup parleront de préretraite. Comment voyez-vous ce contrat ? Est-ce la fin d’un cycle ou le début d’un nouveau défi ?
J’ai un plan de carrière. J’ai mon entourage qui me suit depuis des années, j’ai mon manager. Je profite de l’occasion pour leur dire merci. Dire que je suis rentrée trop tôt au Cameroun, non, je ne le pense pas. Cela fait partie de mon plan de carrière : revenir un jour donner un plus au football camerounais. C’est pour cette raison que je suis là. J’ai signé pour une saison avec Lékie, je suis vraiment honorée de faire partie de ce projet et je pense qu’on va essayer d’écrire cette histoire ensemble.



