Jacky Biho : Retour sur scène

L’artiste musicienne revient dans les bacs avec « Restauration », un maxi-single composé de deux titres, alors qu’on croyait qu’elle avait abandonné ses premières amours.

Après plusieurs années loin des projecteurs, Jacky Biho fait son come-back. « Restauration », c’est le titre du nouveau maxi-single qu’elle propose. Il est composé de deux titres : « Jalousie » et « J’ai la foi ». L’artiste a décidé de mettre en musique des expériences personnelles et des réalités de notre société. Le 28 août 2026, Jacky Biho a présenté ce nouveau projet au Centre culturel Ubuntu à Yaoundé, lors d’un dîner-spectacle. L’artiste n’a pas perdu de son énergie, sa voix suave, sa beauté, son énergie et sa prestance scénique. Jacky Biho a offert au public une prestation à la hauteur de sa réputation.

Le public venu nombreux n’a pas tari d’encouragements. L’icône de la musique camerounaise a assuré. Pour ce qui de son maxi-single qui comprend deux titres, le premier intitulé « Jalousie » est inspiré d’une expérience vécue par l’artiste. « Jalousie, parce que j’ai subi beaucoup de jalousie de la part de certaines personnes en particulier », explique-t-elle. Elle sensibilise également sur les conséquences de cet acte dans la vie de ceux qui l’adopte. « La jalousie finit par nuire à celui qui l’éprouve. Dieu a un plan pour tout le monde, l’étoile de chacun brille au moment où Dieu veut qu’elle brille », souligne-t-elle. L’artiste évoque également les commentaires négatifs dont elle a été la cible, parfois sans que ceux qui les formulaient ne connaissent les circonstances.

Le second titre, « J’ai la foi », s’inscrit dans une trajectoire spirituelle. « Il faut avoir la foi que Dieu est le Dieu de l’impossible, qui peut tout faire dans la vie ». Au cours des années où elle s’est faite plus discrète sur la scène musicale, Jacky Biho a vaqué à d’autres occupations. Elle a également entrepris des études bibliques et aujourd’hui, elle est pasteur évangéliste. Musicalement, « Restauration » est un Afrobeat, différent des registres comme le makossa, le soukous et le zouk qu’elle a toujours chantés. L’artiste explique que cette orientation est une proposition de son équipe, à laquelle elle a adhéré sans hésiter. L’objectif était également de proposer une musique susceptible de toucher différentes générations, des plus jeunes aux plus âgés. Par ailleurs, Jacky Biho revisite « Ewusu », titre sorti en 2003. Cette nouvelle version est une collaboration avec l’artiste Jy Jenelle, qui chante en fulfuldé. La chanson parle de la sorcellerie et des conséquences qui lui sont associées.

Star

L’absence de Jacky Biho des scènes musicales s’explique également par ses activités professionnelles. Depuis 2003, elle travaille à l’école internationale « Les Fleurettes ». Elle y est économe, chargée des finances, une fonction pour laquelle elle a suivi une formation en comptabilité. Ce choix répondait à la volonté d’effectuer une activité professionnelle en dehors de la musique. « Au départ, je voulais faire uniquement de la musique, mais je me suis dit non, on n’a pas les spectacles tous les jours alors j’ai trouvé une autre activité. J’invite d’ailleurs mes collègues à faire pareil », explique-t-elle. La musique n’a pas complètement disparu de son quotidien. Jacky Biho affirme avoir continué à se produire sur scène au cours de ces années, tout en sortant d’autres albums, en effectuant des voyages à l’étranger pour des spectacles. Pour la suite, l’artiste annonce plusieurs déplacements à l’étranger, en France et aux États-Unis. Lors des obsèques de son défunt époux, l’animateur Foly Dirane, Jacky Biho avait été aperçue, gardant de lui le souvenir d’un homme merveilleux.

 Dans une intervention accordée à l’émission « Dimanche avec nous », sur Équinoxe Tv, la chanteuse est revenue sur leur histoire d’amour et sur le rôle joué par Foly Dirane dans son parcours artistique. Elle raconte qu’à leur rencontre, il avait découvert en elle « une femme calme, timide, soumise », des traits qui, selon elle, l’avaient séduit. Jacky Biho décrit également Foly Dirane comme un homme doté d’un grand sens de la parole. Elle affirme d’ailleurs que « c’était un amour vrai entre Foly Dirane et moi. Un homme qui vous aime prend des risques. Il a pris des risques, il a fait de moi une star ».

Jacky Biho se fait découvrir du grand public grâce à ses passages dans l’émission télévisée « Délire », animée par Foly Dirane sur la Crtv, la chaîne de télévision publique. Elle y interprétait des reprises de chansons de la chanteuse congolaise Tshala Muana, ce qui lui a valu le surnom de « Tshala Muana camerounaise ».

Le 1er avril 1991, une émission de « Délire » devait notamment mettre à l’honneur plusieurs stars internationales. À la surprise du public, de jeunes artistes camerounais prennent finalement leur place sur le plateau. Jacky Biho interprète Tshala Muana, tandis que d’autres jeunes talents interprètent les titres associés à des artistes internationaux. Sa prestation marque les esprits. Foly Dirane la prend alors sous son aile. En 1992, Jacky Biho sort son premier album, composé de six titres, parmi lesquels « Mbong Ma Diba », « Cicatrice d’amour », une reprise en français de Tshala Muana, et « Amour impossible ». Le projet est réalisé avec le concours de Foly Dirane, qui en assure la direction artistique.

Connue pour sa voix puissante, son énergie et ses qualités de danseuse, ses déhanchés et son grand écart, Jacky Biho n’a pas perdu sa graine. Au fil des années, elle produit plusieurs chansons qui font partie de son grand et riche répertoire musical, parmi lesquelles « Je pense à lui », « Aimer c’est aimer », « Ewusu », « Dis-moi que tu m’aimes », « Tu vas m’épouser » et « Amour scolaire ». Ses fans « les ventilateurs » sont heureux du retour de l’artiste. La carrière de Jacky Biho est jalonnée de nombreuses récompenses et de faits marquants.

Dès 1992, elle reçoit le Grand Prix César de la musique internationale, dans la catégorie « Révélation musicale de l’année ». Un an plus tard, elle est distinguée par le Diplôme de l’excellence africaine comme « meilleure musicienne ». En 1996, elle est invitée à la Foire internationale de Libreville et participe comme guest star à la célébration du 25ᵉ anniversaire d’Omar Bongo, au Gabon. En 1998, elle remporte plusieurs distinctions aux « Best de la musique camerounaise », notamment le Prix du meilleur clip vidéo pour Ewusu et celui du meilleur album pour Irrésistible.

En 1999, elle reçoit le Prix de l’excellence Top Presse de la musique, ainsi que le Diplôme d’excellence Feu d’artifice de la meilleure interprétation féminine. Son retour sur la scène musicale est également récompensé en 2005 par l’Award du « meilleur come-back féminin Rts », le Diplôme de l’excellence africaine d’artiste musicien de l’année, avant une grande tournée musicale en Angleterre et en Suisse. En 2006, elle reçoit le Diplôme d’excellence DJS Beats Time. Quant aux fans, ils adhèrent à cette nouvelle production musicale. Ils souhaitent danser aussi longtemps que possible sur les belles créations de l’artiste. La page Facebook de l’artiste est « Jacky Biho officiel ».

 

Bio express

 

L’artiste musicienne débute sa carrière en 1990 à l’émission « Délire » animée par Folly Dirane. Son parrain, devenu plus tard son époux, lui a tenu la main pendant plusieurs années. Quelques années après, son travail est récompensé. Dès 1992, elle reçoit le Grand Prix César de la musique internationale, dans la catégorie Révélation musicale de l’année. Un an plus tard, elle est distinguée par le Diplôme de l’excellence africaine comme meilleure musicienne. En 1996, elle est invitée à la Foire internationale de Libreville et participe comme guest star à la célébration du 25ᵉ anniversaire d’Omar Bongo, au Gabon. En 1998, elle remporte plusieurs distinctions aux « Best de la musique camerounaise », notamment le Prix du meilleur clip vidéo pour Ewusu et celui du meilleur album pour Irrésistible. En 1999, elle reçoit le Prix de l’excellence Top Presse de la musique, ainsi que le Diplôme d’excellence Feu d’artifice de la meilleure interprétation féminine.