Le ministre de l’Administration territoriale a assisté à cette oraison initiée le 12 janvier 2024 par le Conseil des imams et dignitaires musulmans du Cameroun (Cidimuc).
Par Cyril Essissima

« Il n’y a pas meilleur endroit que la mosquée, ni meilleur jour que le vendredi pour convoquer Allah. » Ces mots sont de Moussa Oumarou, coordonnateur général du Conseil des imams et dignitaires musulmans du Cameroun (Cidimuc), dans le cadre de la « grande séance de prière pour la paix et la prospérité au Cameroun en particulier et dans le monde en général ». Une procession religieuse tenue le 12 janvier dernier à la mosquée centrale de Yaoundé au quartier Briqueterie, dirigée par le grand imam principal Mohaman Saminou, en présence du ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, représentant personnel du chef de l’État, du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Béa, le préfet du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 2, Daouda Ousmanou…
Pour l’occasion, la mosquée a fait son plein d’œuf. Certains fidèles ont dû se faire une place à l’extérieur pour répondre à l’appel du muezzin. Le célébrant principal a articulé son sermon autour du thème « les bienfaits de la sécurité et de la confiance ». L’imam Mohaman Saminou invite les uns et les autres, et spécialement les croyant, à avoir constamment « la crainte d’Allah » et de « purger leurs cœurs des passions et de la désobéissance à Allah, parce que le cœur est l’organe le plus noble du corps humain. Allah a fait du cœur le point de départ et de la droiture ».
Le musulman doit être un agent de la paix
Quant à la paix au Cameroun et dans le monde, « il est indispensable que les musulmans ainsi que les non-musulmans de ce pays soient soudés dans la multiplication des invocations, l’amélioration des conditions de vie et le financement des initiatives bénéfiques à la nation », martèle-t-il. L’imam rappelle que « l’islam se présente comme un rempart, un atout à capitaliser » « face à la violence, au terrorisme, au racisme, à l’insubordination, à la division, à toute considération antirépublicaine, à tous les mots qui minent le monde ». Dans le même sens, « l’islam encourage la quête du savoir sans exclusive. Car la science nourrit la foi et elle l’éclaire ; et est la réponse appropriée au radicalisme qui débouche généralement sur l’intransigeance et le rejet de l’autre. Or, le musulman doit être un agent de la paix et de la cohésion sociale. Il doit respecter scrupuleusement les enseignements religieux, mais également les institutions de la République. Il doit prêcher l’entraide sans aucune discrimination, il doit combattre la xénophobie, le tribalisme, la corruption et la subversion dans toutes ses formes », poursuit-il.
Cette prière spéciale n’est pas la première. Celle de vendredi dernier a connu la participation de 10 autres imams venus des 10 régions du pays, à l’instar du grand imam de Sangmelima, l’imam de Garoua, l’imam de Mbalmayo, l’imam de Mbangassina, l’imam de Buea, etc.
Président de la République
Des prières ont également été élevées pour le président de la République et son gouvernement. « Nous nous sommes déplacés pour répondre à l’appel de prière pour notre nation, pour la paix et la prospérité. La paix qui est l’un des principes, l’une des choses importantes, située au centre de notre vie. Sans paix, nous ne pouvons rien. C’est pour cela que nous avons fait ce déplacement pour venir implorer Allah pour que la paix règne dans notre pays. On a aussi prié pour le père de notre nation. C’est lui que le Très-haut a choisi pour notre pays. Nous sommes obligés de prier pour lui parce que prier pour lui, c’est prier pour tous les citoyens camerounais », a réagi Cheick Arouna Abdoulaye, grand imam de Bafoussam.
Pour sa part, Moussa Chouaibou, représentant de l’imam principal de Bamenda, a surtout formulé des suppliques en faveur du vivre-ensemble. « Nous devons d’abord reconnaître que l’année 2023 a été très difficile non seulement pour le Cameroun, mais pour le monde entier. Et, nous pensons que au niveau du conseil des imams, c’est un devoir d’organiser cette prière pour qu’il y ait plus de paix, plus de prospérité dans notre pays. Évidemment, c’est l’occasion pour nous de remercier le président de la République pour tout ce qu’il fait pour nous tant au mois du Ramadan que lors du pèlerinage parce que c’est un des piliers importants de l’islam. Donc, nous profitons pour demander à tout fidèle musulman, tout imam, où qu’il soit, de continuer à prier pour ce pays pour la prospérité de manière collective ou individuelle », a-t-il justifié.



