Volleyball camerounais : La chasse aux athlètes ouverte

La faction de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley) dirigée par Julien Serge Abouem annonce des poursuites pénales contre les volleyeurs qui défient la justice. 

Désiré Domo

 Le bicephalisme à la Fecavolley va bientôt accoucher d’un nouveau feuilleton.

C’est une escalade sans précédent dans la crise qui mine le volleyball camerounais depuis 2023. Réuni le 17 octobre 2026 à Yaoundé, le Conseil d’administration extraordinaire de la Fédération camerounaise de volleyball, version Julien Serge Abouem, a décidé de franchir un nouveau palier. Après les staffs et les encadreurs, ce sont désormais les joueurs et joueuses majeurs – 18 ans, majorité pénale – qui s’exposent à des poursuites pénales s’ils participent aux activités de la faction de la Fédération dirigée par Bello Bourdanne.

Dans sa résolution n°1, dont nous avons obtenu copie, le Conseil d’administration instruit le bureau exécutif de « procéder à des poursuites pénales contre tout joueur/joueuse ayant la majorité pénale qui va à l’encontre des décisions de justice en faveur de la Fédération Camerounaise de Volleyball ». Pour marquer sa détermination, le Conseil annonce la création d’une « Task Force dirigée par le département juridique » chargée du « suivi spécial » de cette résolution.

Cette offensive judiciaire est couplée à une seconde résolution qui valide la proposition du cabinet de Me Eric Bisso d’enclencher, en complément des actions pénales, des poursuites au civil pour obtenir « des réparations financières des préjudices subis » par la Fecavolley managée par Julien Serge Abouem.

 

Réaction

Julien Serge Abouem, président de l’une des factions de la Fecavolley : Il est question de redorer notre blason

Nous avons tenu deux conseils d’administration, un conseil d’administration extraordinaire et un conseil d’administration ordinaire. Pour le premier, il faut retenir qu’à partir de ce jour, nous allons relancer nos activités sur l’ensemble du territoire en utilisant la force des décisions de justice. Nous allons attraire tous ceux qui ne veulent pas respecter les décisions de justice canadiennes au pénal, y compris les athlètes. Nous l’avons fait pour les staffs, les entraîneurs, les habitants. Aujourd’hui, nous montons d’un cran parce que l’objectif de ceux qui ne veulent pas laisser le volleyball prospérer, c’est de ramener ces enfants que nous aurions formés à ne plus jouer.

Il est question de très vite redorer notre blason et de reprendre la trajectoire qui a été la nôtre entre 2013 et 2021. La Fédération camerounaise de volleyball a été quatre fois championne d’Afrique, a participé aux Jeux olympiques, a participé au tournoi de Montreux et a été championne lors des Jeux africains. Pour des raisons que nous ignorons, des Camerounais qui sont investis du décret ont décidé de tout tuer. Le président de la République les a nommés pour faire progresser la nation et le sport et non pour régresser. Nous avons pris toutes les dispositions pour que chacun puisse répondre de ses actes.