Vih/Sida : Le taux de mortalité en baisse de 43%


Le Cameroun qui entend réduire la transmission mère-enfant du Vih, a enregistré 8 561 décès en 2023, contre 14 995 en 2019, soit une prévalence de 2, 7% au Sida.


Par Rebara Habra




L’espoir se dessine, les données sont apaisant. Le 24 avril dernier, le Comité national de lutte contre le sida(Cnls) a rendu sa copie. A en croire le rapport de cette instance en charge de coordination des actions de lutte contre le Vih/sida, les infections par Vih ont baissé de 55% entre 2019 et 2023 au Cameroun. « Le nombre des nouvelles infections est passée de 16 311 à 7 297. Chez nos enfants de moins de 15 ans, la tendance est en baisse aussi de 35,2%, avec une diminution de 4 831 cas en 2019 à seulement 1 702 en 2023 ». Cette précision a été faite au cours de la première réunion statutaire du Cnls 2024 couplée au lancement officiel de l’initiative « Pediatric surge. C’est une des opportunités majeures de la prise en charge des enfants vivant avec le Vih, partant d’une recherche active des cas et leurs liens aux soins au sein des formations sanitaires et des communautés », a défini le ministre de la Santé publique.
L’autre révélation qui a fait plus d’un content est le nombre de décès qui a véritable chuté. En 2023, le Cameroun a enregistré 8 561 morts, contre 14 995 en 2019. Soit une baisse de mortalité de 43%. L’autre bataille que continue de mener, le Cnls, se situe au niveau du traitement de la maladie. Pour la seule année précédente, 98,1% des personnes vivant avec le Vih « étaient informées de leur statut sérologique soit 481 147 sur 490 484 personnes estimées. Et une grande majorité (448 818 personnes) a bénéficié d’un traitement antirétroviral ».  Ainsi, la prévalence du Sida est 2,7%. Spécifiquement chez la femme enceinte, elle se situe à 4,5%. L’objectif fondamental à atteindre d’ici 2030 est la réduction des cas de transmission du Vih de la mère à l’enfant.
La principale difficulté repose sur l’approvisionnement en intrants et les barrières socioculturelles dans certaines zones. En 2023, la couverture des tests de charge virale a connu une baisse, soit 39% contre 62,4% en 2022. « Il nous a été permis de constater que certains refusent de se faire dépister ou se mettre sous traitement. Il faut une conscience collective de tous pour vaincre cette maladie. Vous acceptez le traitement, au bout de quelques mois, vous vivez comme tous les autres. Donc, faisons tomber nos barrières socioculturelles », a exhorté Manaouda Malachie. Pour atteindre cet objectif, il est clair que le Cameroun devra faire bon usage de l’enveloppe allouée par le Fonds mondial pour la lutte contre le Vih, la tuberculose et le paludisme. Elle s’élève a 190 167 530 925(cent quatre-vingt-dix milliards cent soixante-sept millions cinq cent trente mille neuf cent vingt-cinq ) F CFA.