L’accord cadre signé entre le Minesup et l’Anor permet aux entreprises universitaires de respecter les normes et la démarche qualité.
Par Josiane Afom
Avec la nouvelle loi portant orientation de l’Enseignement supérieur au Cameroun promulguée le 25 juillet 2023, il est désormais attendu des universités qu’elles créent de la richesse, en plus de former les étudiants au savoir-savant pour renforcer l’appui au développement du Cameroun.

Cette nouvelle loi permet également aux étudiants de créer des entreprises pendant leur formation. Des attentes qui se déclinent au travers des concepts université-entreprise et statut de l’étudiant-entrepreneur, deux concepts novateurs de la loi d’orientation de l’Enseignement supérieur. Bien plus, ajoute le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, l’université entreprise doit servir de levier aux universités pour s’affranchir du joug des subventions de l’Etat et affirmer pleinement leur autonomie financière. « Chaque université sera jugée par sa capacité à s’autofinancer et son apport au développement de la nation. J’invite par conséquent tous les recteurs, vice-chancelors ainsi que les promoteurs des Ipes à mettre en synergie toutes les opportunités qu’offrent la nouvelle loi et ce partenariat avec l’Anor pour faire de l’université l’un des acteurs majeurs de l’émergence de notre cher et beau pays. Vous avez les moyens intellectuels pour relever ce défi. Ce qu’il faut davantage cultiver, c’est la force pour aller de l’avant, l’audace, le courage. Vous devez oser. Il n’y a point de grandeur pour une université qui attend tout de l’Etat », a recommandé Jacques Fame Ndongo.
Seulement, qu’il s’agisse des entreprises universitaires ou celles créées par les étudiants, elles doivent obéir aux normes nationales et internationales et respecter la démarche qualité. C’est ce qui justifie la signature d’un accord cadre de partenariat entre le ministère de l’Enseignement supérieur représenté par Jacques Fame Ndongo et l’Agence nationale de la norme et de la qualité (Anor) représentée par son directeur général ai.
Cet accord cadre pour l’application des normes et de la démarche qualité dans le cadre de l’Université entreprise a été paraphé le 27 décembre au Centre national de supervision du réseau d’interconnexion universitaire en présence du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, des recteurs et vice-chancelors et des représentants des Ipes, entre autres.
Ainsi, ce partenariat entre le Minesup et l’Anor apporte une plus value aux enseignants d’université et aux étudiants. « Il ne faudrait pas que les produits qui seront fabriqués par universités soient des produits qui ne sont pas labellisés, qui ne sont pas normés, qui ne respectent pas les normes universelles de la qualité, de la science, et de la santé, des normes sanitaires et phytosanitaire. C’est la raison pour laquelle cette convention est véritablement la bienvenue. Puisqu’elle permet aux produits qui émanent des universités à pouvoir s’arrimer à des normes qui sont scientifiquement et internationalement établie », a noté Jacques Fame Ndongo qui a d’ailleurs remercié le ministre en charge de l’industrie et le directeur général de l’Anor d’avoir bien voulu participer à l’aventure de l’entrepreneuriat universitaire, un entrepreneuriat qui se veut codifié par la réglementation nationale et internationale sur tous les aspects : technique, médicale, communicationnelle, etc.
La signature de l’accord cadre a par ailleurs été l’occasion pour les recteurs, vice-chancelors et représentants des Ipes d’être édifiés sur des thématiques telles que « Normes et qualité dans l’opérationnalisation de l’université-entreprise », et « L’organisation mondiale du commerce et les normes commerciales ».



