Université des Montagnes : Les pères fondateurs font la paix des braves

Autrefois séparés, ils ont mis fin au conflit au travers d’un protocole d’entente signé le 20 novembre dernier.


Par Josiane Afom


La journée du 20 novembre restera gravée dans les annales de l’Association pour l’éducation et le développement (Aed) et de l’Université des Montagnes. Après une dizaine d’années de crise entre les pères fondateurs, crise ponctuée par des procès dans les tribunaux à Yaoundé et à Bangangté, les pères fondateurs de l’Aed se sont à nouveau retrouvés autour d’une même table, question de mettre un terme au conflit  qui opposait Ambroise Kom aux autres membres fondateurs de l’Aed, et penser au développement de l’Université des Montagnes. Ce conflit, précisons-le, a significativement perturbé la quiétude dans les activités de l’Aed et dans le développement de l’Université des Montagnes. Ainsi, le retour à la paix entre les pères fondateurs de l’Aed s’est manifesté au travers de la signature d’un protocole d’entente entre l’Aed, représenté par son président, Henri Njomgang  et Ambroise Kom.

Ledit protocole d’entente a été paraphé en présence  du médiateur, Pierre kweni, basé à Montréal au Canada ;  de la directrice de l’Université des Montagnes et de certains membres de l’Aed tels Maurice Tchuente, et Jean Gilbert Tchuisse. « La signature aujourd’hui de ce protocole d’entente est une opportunité unique pour mutualiser les efforts et permettre à tout le monde de contribuer selon sa capacité à la pérennisation de ce projet communautaire. Après une dizaine d’années perdues dans ce conflit stérile l’occasion est donc donnée au Professeur Kom de contribuer significativement au développement et le renforcement de cette institution universitaire », a affirmé le médiateur qui formule le souhait le plus ardent que la communauté nationale et la diaspora s’unissent et s’engagent désormais pleinement dans le soutien au développement et à la pérennisation de l’Université des Montagnes.

Le président de l’Aed a saisi l’opportunité de cette rencontre pour demander à Ambroise Kom de porter désormais la voix de l’Aed/Udm partout où il ira, dans tous les continents où il a été et a enseigné. « C’est cela que j’attends de toi frère, tu peux écrire un autre livre sur l’Udm, un livre de paix, de concorde et d’espoir pour la jeunesse et la postérité. Nous sommes vieux, les euphémistes vont dire du troisième âge, nous devons léguer de l’espoir et surtout les germes de la paix à la jeunesse car l’avenir de plus en plus numérique nous interpelle et l’histoire nous jugera », a conclu Henri Njomgang.