Dr Hamadou Bava : Nous avons pris toutes les mesures pour freiner la propagation du choléra

Le délégué régional de la santé publique de l’Extrême-Nord fait le point de la situation épidémiologie qui prévaut en ce moment. 

Jacques Kaldaoussa

Quelle est à date, l’état des lieux  de l’épidémie de choléra qui prévaut dans la région ?

Concernant la situation épidémiologique du choléra dans la région de l’Extrême-Nord, nous avons notifié 990 cas de choléra et nous déplorons malheureusement 28 décès. Mais nous mettons un accent particulier sur les mesures visant à stopper la propagation de la maladie. 

Quelles sont les mesures prises par vos services pour une riposte efficace en vue de stopper la propagation de cette maladie?

Il faut d’abord rappeler que nous avons à date 08 districts de santé qui sont en épidémie confirmée. Notamment les districts de santé de Kousseri, de Mada et de Makary pour ce qui concerne le département du Logone-et-Chari, des districts de santé de Mora et de Kolofata pour le département du Mayo-Sava, du district de santé de Maroua 1 pour le département du Diamaré et du district de santé de Mokolo,  plus précisément dans le camp de réfugiés nigerians de Minawao.

Quelles sont les règles d’hygiène que doivent observer la population en vue de se prévenir de cette maladie?

En matière de réponse au niveau de la coordination, elle est présidée au niveau régional par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord. Par ailleurs, la prise en charge des cas suspects et confirmés est gratuite dans toutes les formations sanitaires concernées par l’épidémie de choléra dans toute la région de l’Extrême-Nord. Grâce aux agents de santé communautaire polyvalents, nous assurons la surveillance communautaire et la détection précoce des cas de choléra qui sont référés vers les formations sanitaires led plus proches. C’est une prise en charge totalement gratuite.

 Pour ce qui est de la sensibilisation, depuis le début de l’épidémie le 29 juin 2026, elle se poursuit à travers la mise en œuvre des mesures d’hygiène à savoir se laver les mains avec de l’eau potable, l’utilisation des latrines et l’assainissement du milieu de vie. Sous l’égide du ministre de la santé publique et l’appui des partenaires techniques et financiers, une campagne de vaccination réactive est organisée du 12 août au 16 août 2026 dans 4 districts de santé concernés par l’épidémie avant de poursuivre avec les autres districts de santé en épidémie. Au cours de cette campagne, il sera question d’administrer une dose de vaccin oral à toute personne âgée d’un an et plus, y compris les femmes enceintes et allaitantes.