Des syndicats de transport ont annoncé une grève pacifique à compter du 25 mai prochain.
Par Marielle Ongono

Au quartier Messa, à Yaoundé, le siège de la Bourse des syndicats a servi de cadre à cette conférence de presse. Le Syndicat national des conducteurs routiers urbains, périurbains et interurbains du Cameroun (Syncrurpicam) y a énuméré plusieurs revendications qui, selon les responsables, ne sont pas prises en compte depuis plusieurs années. À cet effet, une grève a été annoncée pour le 25 mai prochain. Pour ce mouvement, présenté comme essentiellement pacifique, il a été demandé aux chauffeurs de garer leurs véhicules et de rester chez eux. « La sensibilisation a commencé depuis hier. Nous sommes déjà sur le terrain pour expliquer à nos camarades comment le mouvement va se dérouler. Nous irons sur le terrain, et ce qui est sûr, c’est que le message passe déjà depuis que nous avons lancé cet appel », a expliqué Thierry Ondoua, président du Syndicat national des chauffeurs et transporteurs urbains et interurbains du Cameroun (Synactuircam).
Le mouvement d’humeur annoncé le 21 mai s’explique, selon les syndicalistes, par le fait que le gouvernement n’écoute pas leurs revendications. « Cela fait des années que nous posons les mêmes problèmes. Chaque fois, on nous promet des solutions, mais rien ne change. Aujourd’hui, nous sommes à bout. Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Les transporteurs meurent sur les routes, les véhicules sont en mauvais état, les routes sont dégradées, et le gouvernement ne fait rien. Nous demandons simplement que l’État prenne ses responsabilités », a déclaré Augustin Ngangoua, président du Syndicat national des conducteurs routiers urbains, périurbains et interurbains du Cameroun (Syncrurpicam). Autres point abordé est la question des transports clandestins. Il a été indiqué qu’après avoir participé à un comité national de lutte contre le transport clandestin, jusqu’à ce jour, aucune réponse favorable. Les syndicats réclament également que des routes soient praticables, davantage de sécurité et la fin des tracasseries policières. Ils dénoncent aussi « l’escroquerie des assurances » ainsi que les retards dans la production des titres de transport, notamment les cartes grises, cartes bleues, permis de conduire et capacités de transport. « Si rien n’est fait d’ici lundi, nous observerons une grève générale sur l’ensemble du territoire national. Nous ne voulons pas en arriver là, mais nous n’avons plus le choix ».



