Par Rebara Habra

Le président du Conseil national de la communication (Cnc), Joseph Chebongkeng Kalabubsu, était face à la presse le 8 octobre dernier. Dans un ton ferme, il s’est exprimé sur deux points : « la revue des observations du Cnc depuis le dernier point de presse du 2 octobre » et « le premier bilan de l’occupation du temps d’antenne à mi-parcours », a-t-il précisé.
Sur le premier point, le président du Cnc a relevé plusieurs médias ayant brillé par le non-respect des directives de l’organe de régulation du secteur de la communication. Parmi eux figure la radiodiffusion sonore commerciale Sud Fm/Tv, qui, selon le Cnc, a retransmis en direct des meetings d’un parti politique dans le cadre de l’émission « Carrefour ». La télévision privée Canal 2 International a également été rappelée à l’ordre.
Face à cette recrudescence d’irrégularités sur les antennes, le Conseil a fermement interpellé les responsables des médias, les exhortant à mettre un terme à ces pratiques et à ne donner la parole qu’aux candidats ou à leurs représentants pendant la campagne électorale. Dans la même veine, certains activistes ont été cités pour leurs publications jugées outrageantes sur les réseaux sociaux.
Concernant le second point, relatif au temps d’antenne, le Cnc a présenté une brève synthèse. Il a notamment souligné le non-respect du principe d’égalité du temps d’antenne dans certaines émissions de campagne. Toutefois, il a précisé que, dans les bulletins d’informations, la variabilité du temps d’antenne dépend de la densité de l’activité des différents partis politiques.



