Santé publique : Le Cameroun parle à l’Afrique

Lors du Sommet extraordinaire des chefs d’Etat tenu à Accra au
Ghana les 21 et 22 juillet dernier, le ministre de la Santé publique a
partagé l’expérience du pays en matière de lutte contre le Vih/sida
et les décès maternels, entre autres.

Par Guy Martial Tchinda

La Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de
Gouvernement de l’Union africaine consacrée à la santé s’est tenue les
21 et 22 juillet derniers à Accra, au Ghana. Les travaux ont porté sur
l’élimination du Vih/Sida d’ici 2030, la réduction de la mortalité maternelle
évitable, la lutte contre les maladies transmissibles et non
transmissibles, ainsi que le renforcement des systèmes de santé
continentaux. La délégation camerounaise était conduite par le ministre
de la Santé publique, Malachie Manaouda, représentant personnel du
président de la République, Paul Biya.

Dès l’ouverture des travaux le 21 juillet, la délégation camerounaise a
pris part aux sessions plénières et aux réunions parallèles. Lors de la
session axée sur la sécurité sanitaire et la préparation aux pandémies, le
ministre de la Santé publique a présenté l’approche nationale visant à
pérenniser les capacités de santé publique. Les interventions ont porté
sur la nécessité d’intégrer la surveillance épidémiologique, les
laboratoires, les centres d’opérations d’urgence, la formation en épidémiologie de terrain et l’engagement communautaire comme
composantes permanentes des systèmes de santé. Il a également fait
mention de l’évaluation des soins de santé primaires face aux urgences
et du rôle de la Taskforce présidentielle mise en place pendant la
pandémie de COVID-19.

À la clôture de la rencontre le 22 juillet, le représentant personnel du
Chef de l’État s’est adressé aux chefs d’État, au directeur général de
l’Organisation mondiale de la santé et aux partenaires internationaux.
Dans son intervention, il est revenu sur la convergence entre la feuille de
route de l’Union africaine et les politiques de santé publique menées au
Cameroun. Les éléments présentés ont mis en avant le déploiement de
la Couverture santé universelle, la stratégie de triple élimination avec le
triple test Vih-Syphilis-Hépatite B, l’usage du ténofovir pour la prévention
de la transmission mère-enfant de l’hépatite B, les nouveaux diagnostics
pour la tuberculose, la surveillance des décès maternels et riposte, ainsi
que l’accroissement des financements nationaux contre le paludisme et
le Vih.

Les travaux se sont achevés par l’adoption de la Déclaration d’Accra. Un
document qui vise à consolider les réformes engagées par les États
membres, à soutenir le plaidoyer pour le financement des systèmes de
santé et à poursuivre la mise en œuvre de l’Agenda sanitaire africain.
L’ensemble des positions défendues par la délégation camerounaise
s’inscrit dans la continuité des orientations définies par le président Paul
Biya, qui positionnent la santé comme un secteur d’investissement pour
le développement et la souveraineté du pays.