C’est par la cause des seigneurs de la craie que Cavaye Yeguié Djibril a clôturé la session parlementaire le 9 décembre dernier.

Par Cyril Essissima
En clôturant la session parlementaire de novembre dédiée au vote du budget, le président de l’Assemblée nationale (Pan) a porté la cause des enseignants. Cavaye Yeguié Djibril a constaté que « les revendications des enseignants de l’éducation de Base et du secondaire défraient la chronique depuis quelque temps ». C’est ainsi qu’il a appelé le gouvernement, bien qu’ayant « pris la situation à bras le corps » pour trouver des solutions adaptées, d’agir un peu plus rapidement. « Au regard de la sensibilité, de l’importance du secteur de l’enseignement et de son ancrage territorial, parfois jusque dans les coins les plus reculés du pays, je souhaite que le gouvernement veille au traitement des dossiers dudit secteur avec célérité et dans des délais raisonnables », déclare le Pan. Cavaye Yeguié Djibril promet par ailleurs que « la représentation nationale restera attentive au déroulement du prochain Forum national de l’éducation au Cameroun ».
Le président de la chambre basse du Parlement ne s’est pas arrêté là. Il a presque formulé un blâme contre le gouvernement, l’invitant à savoir « anticiper sur les évènements. Ne dit-on pas que : Gouverner c’est prévoir ? », lance-t-il.
Aux seigneurs de la craie, le Pan les appelle « au calme », car « les pouvoirs publics ne sauraient rester insensibles à leur cause ». Les enseignants sont également appelés à faire montre de « beaucoup de vigilance » afin de ne pas tomber « dans les pièges des hommes politiques mal intentionnés et d’autres fauteurs de troubles, tous champions de la récupération et de l’instrumentalisation », exhorte Cavaye Yeguié Djibril. Parlant de ces « hommes politiques », le Pan s’insurge contre leurs appels aux enseignants visant à les inciter « à radicaliser leur position malgré les avancées notables issues des différentes négociations toujours en cours. Cela n’est pas acceptable ».
S’agissant du bilan de la session budgétaire, l’on enregistre huit projets de lois examinés et votés par le Parlement et qui n’attendent plus que leur promulgation par le président de la République. La plénière de clôture s’est ouverte par une minutes silence en la mémoire des neuf victimes de l’attentat survenu du village Bamenyam, arrondissement de Galim, région de l’Ouest. Attaque du reste condamnée « avec la dernière énergie » par la représentation nationale.



