Cette organisation non gouvernementale a organisé une conférence-débat le 21 mars à Yaoundé pour intéresser les étudiants et des enseignants à la gestion durable des forêts.

Par Guy Martial Tchinda
Dans une robe originale faite de feuilles fraîches de bananiers, Jato Sonita chante et enchante le public venu assister aux activités commémoratives de la journée internationale des forêts, édition 2024. Sur scène, le temps d’un intermède musical au cours de la conférence organisée par Greenpeace Afrique, la jeune artiste camerounaise qu’accompagne son orchestre, chante avec entrain, le sourire toujours en coin. Elle met son public d’accord. Un public qui ne boude pas son invitation à reprendre en chœur quelques notes et même à esquisser des pas de danse. De quoi réaffirmer son engagement à œuvrer pour des forêts et un environnement sain.
Planter les arbres
« Etant donné que la forêt est notre maison, nous les enfants de la forêt devons la protéger. Nous apportons notre contribution à cette noble cause en plantant les arbres. Nous avons décidé de planter les arbres et de sensibiliser la population sur l’importance des forêts », explique la jeune artiste dont l’équipe, le « Childreen Forest Band », un groupe de 25 jeunes engagés dans la protection de la forêt, souhaite planter 10000 arbres au cours de l’année 2024 au Cameroun, soit 1000 par région. « Le projet a été lancé il y a quelques semaines à Bamenda », rassure-t-elle. Pour Jato Sonita, les arbres sont très importants en ce sens qu’ils séquestrent les gaz à effet de serre responsable des changements climatiques et procurent de l’oxygène dont l’homme a besoin pour vivre.
Le reboisement tel qu’ont choisi cette jeune artiste et son équipe, est l’un des exemples concrets de l’implication des jeunes dans la protection de l’environnement à travers la mise en place des solutions innovantes, ainsi que le promeut Greenpeace Afrique à travers la conférence organisée ce 21 mars 2024.
Une journée d’échanges destinée à sensibiliser les étudiants de l’Université Catholique d’Afrique Centrale, Campus d’Ekounou, aux dangers de la déforestation. En effet, « D’après des chiffres de Global Forest Watch, le Cameroun a perdu 1,84 Mha de couvert arboré , dont 873 kha de forêt primaire humide, entre 2001 et 2022, ce qui équivaut à une diminution de 5,9 % du couvert arboré depuis 2000, et à 1,09 Gt d’émissions de CO₂e. De même, pendant la même période, la superficie totale de la forêt primaire humide au Cameroun a diminué de 4,6 % », rapporte Greenpeace Afrique. Cette organisation non gouvernementale encourage les solutions innovantes pour faire face aux conséquences de cette perte du couvert forestier, notamment les changements climatiques.



