Prosper Ejiji Nleme: Je me dois d’être l’incarnation de la discipline du parti

Président du bureau de section Rdpc Akom 2, dans le département de l’Océan, il revient sur le contexte de la célébration du 24 mars, à l’heure de la préparation des futures échéances électorales locales.

Par Lazare Kingue


Comment avez-vous apprécié la célébration du 41e anniversaire du RDPC dans votre circonscription politique ?

La célébration des 41 ans du Rdpc à Akom 2 a été le couronnement d’une série d’activités, au rang desquelles la 5e Conférence conjointe de section organisée la veille et qui a abouti à d’importantes et pertinentes résolutions. Ces activités politiques ont toutes connu un succès retentissant, tant sur le plan de la mobilisation que de la qualité, avec environ 150 participants à la conférence conjointe de section et près de 700 militantes, militants et sympathisants au méga-meeting du 24 mars.

Je garde la conviction que la victoire historique du président Paul Biya à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025 a été dignement célébrée à l’occasion du 41e anniversaire du Rdpc, conformément aux orientations de la circulaire du Sgcc du Rdpc.

41 ans de loyauté au Renouveau. Qu’est-ce que cela a apporté à Akom 2 en termes de développement ?

Akom 2 a tiré de nombreux avantages de sa loyauté envers le Président Paul Biya, que ce soit à travers des projets structurants existants ou en cours de mise en œuvre dans notre département de l’Océan, dont les bénéfices s’inscrivent dans la durée, ou encore à travers les fruits de la décentralisation, matérialisés par les investissements de l’État dans notre commune.

En outre, le projet de bitumage de la nationale 17, dont les indices de mise en œuvre sont de plus en plus visibles sur le terrain, viendra renforcer les retombées de notre fidélité au Renouveau national. Sur le plan humain, le tissu élitiste, bien qu’affaibli par des départs à la retraite ou des décès de personnalités originaires d’Akom 2, demeure significatif. Dans tous les cas, Akom 2 en attend davantage, et le Président Paul Biya sait, mieux que quiconque, ce qu’il a de plus précieux à offrir à notre localité.

L’enclavement de la route Kribi-Akom 2-Ebolowa n’est-il pas un caillou dans la chaussure des grandes espérances ?

L’état des routes est très préoccupant à Akom 2, qu’il s’agisse de la nationale Kribi-Akom 2-Ebolowa que vous évoquez ou de la régionale Akom 2-Bipindi. Comme je l’ai indiqué plus haut concernant la Nationale 17, des indicateurs de l’imminence de sa mise en œuvre effective sont visibles, notamment le début des travaux de la base-vie et la mission annoncée du préfet de l’Océan au sujet des indemnisations. Je crois que la Mvila est quelque peu en avance sur ce plan.

Il en est de même pour la route régionale Akom 2-Bipindi, qui vient de bénéficier d’un financement de 300 millions de francs CFA pour ses travaux d’entretien sous l’égide du Conseil régional du Sud. Nous avons battu campagne sous la pluie et dans la boue pour la grandeur et l’espérance avec Son Excellence Paul Biya, et lui avons offert un score enviable de 98,84 %, avec un taux de participation de 77,92 %.

Dans un contexte d’attente de la convocation du corps électoral pour les municipales, quel est l’état de santé de votre unité politique ?

Après les échéances électorales présidentielles et régionales, et dans l’attente des législatives et des municipales, la section Océan Sud-Est Akom 2 se porte à merveille. Elle vient d’ailleurs d’en donner la preuve à travers l’organisation de sa 5e Conférence conjointe de section et du méga-meeting des 23 et 24 mars derniers, deux événements couronnés d’un succès éclatant.

Le mandat des députés vient d’être prorogé, celui des conseillers municipaux est en voie de l’être. Nous attendrons donc sereinement, dans la discipline, la convocation du corps électoral, le moment venu, par qui de droit.

Que répondriez-vous à ceux qui déclarent que, dans la localité d’Akom 2, le Rdpc s’est toujours battu contre lui-même ?

Le Rdpc s’est certainement déjà battu contre lui-même à Akom 2, comme ailleurs, et peut-être même davantage ailleurs qu’à Akom 2. Le moins que je puisse en dire, c’est que cela traduit l’expression de la démocratie et la vitalité politique d’un parti comme le Rdpc, dont le principal symbole est la flamme ardente.

Toutefois, l’essentiel ne réside pas tant dans les dissensions ou divergences d’opinions, mais dans la capacité à les dépasser pour préserver ce qui compte le plus : la paix, sans laquelle rien n’est possible. C’est, en tout cas, un pilier de l’idéologie politique du Président Paul Biya.

Je suis en train d’achever ma 5e année à la tête de cette section, et j’ai réussi à préserver son unité politique et sociale, avec la collaboration de tous les acteurs, dans leur diversité et malgré leurs contradictions. C’est cet équilibre qui fait avancer la machine Rdpc et la positionne comme un redoutable appareil politique.

Êtes-vous candidat aux futures échéances électorales ?

En ma qualité de président du bureau de section Rdpc, ayant dirigé la Commission communale de campagne d’Akom 2 à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, je me dois d’être l’incarnation de la discipline du parti, qui recommande d’attendre la convocation du corps électoral avant toute prise de position.

Toutefois, en tant que citoyen libre, jouissant de ses droits civils, civiques et moraux, et comme militant engagé et actif depuis 1991, je reste libre de me présenter à toute élection à venir, qu’il s’agisse du renouvellement des organes de base, de l’élection des députés ou des conseillers municipaux.

Comme le disait le président Paul Biya, le moment venu, chacun verra si je suis candidat ou si je rentre au village (rires).