L’annonce est d’Olivier Bile en compagnie d’Akere Muna, Nkou Mvondo, lors de la présentation de leur manifeste pour la transition politique au Cameroun.
Par Cyril Essissima
L’Alliance pour une transition pacifique (Atp) continue de préparer le terrain dans la perspective du scrutin présidentielle de 2025. Le 3 mai dernier, Olivier Bile, le bâtonnier Akere Muna, Prosper Nkou Mvondo, le président du Pcrn Cabral Livii, représenté par son camarade de parti Axel Ebe et Christian Okala (membre de la plateforme Atp) ont réuni la presse à Yaoundé, à l’effet non pas de dévoiler, mais d’annoncer la formalisation d’un manifeste pour la transformation refondatrice au Cameroun.
A en croire Olivier Bile, tête de proue de l’Atp, « il s’agit d’une sorte de document de base » de cette plateforme. L’objectif est de « mettre en œuvre la transition de refondation, de reconceptualisation, de remise à neuf d’un pays profondément abimé par des politiques publiques qui ne permettent pas d’accomplir quoi que ce soit, ni sur le plan économique ni sur le plan politique ni sur le plan monétaire, culturel, social, etc. » Olivier Bile pense par ailleurs que le pays est complètement désaxé parce que les engagements de départ depuis les années 40, sont des engagements viciés ».
En attendant que soit dévoilé le contenu de ce document, les Camerounais s’impatientent quant à l’identité du candidat de l’Atp. Une question d’ailleurs soulevée par les journalistes en conférence de presse, au moment où d’autres regroupements similaires sont allés droit au but. C’est spécialement le cas de l’Apc (Alliance politique pour le changement » portée par le député Jean Michel Nintcheu, lequel n’a pas fait mystère de sa stratégie en désignant dès le début comme candidat à la prochaine présidentielle Maurice Kamto, le président du Mrc.
Question piège
Or, à l’Atp, « c’est une question piège » car « on ne peut pas mettre l’homme avant le programme (politique) », considère Olivier Bile. En tout cas, « la question du candidat unique sera réglée au courant de l’année 2025 », annonce-t-il
Prosper Nkou Mvondo lui aussi entretient le mystère autour du profil du candidat consensuel de la plateforme. « Nous voulons quelqu’un sur qui les Camerounais ne devraient pas avoir des doutes. Au regard de la loi électorale actuelle, pour être candidat à l’élection présidentielle il faut avoir au moins 35 ans. Cela veut dire que celui qui portera la candidature pour la transition est déjà né et existe en ce moment, mais nous ne le connaissons pas », déclare le président du parti Univers. Autrement dit, le candidat de l’Atp peut venir de n’importe quelle région du Cameroun. Sauf que la personne choisie ne saurait être un ancien membre du pouvoir en place. Une allusion faite à l’ex secrétaire générale de la présidence de la République, Titus Edzoa, qui s’est dit prêt à diriger la transition au Cameroun. « Nous n’avons aucune relation avec ce monsieur », se défend Prosper Nkou Mvondo.
En attendant la fumée blanche, l’heure est aux « inscriptions massives sur les listes électorales », réitère Akere Muna, convaincu de ce que « le changement de système se fera par les urnes ».



