Pierre-Claver Mabiala : « Artistes et journalistes camerounais seront toujours impliqués »

Le promoteur du festival N’sangu Ndji-Ndji à Pointe-Noire au Congo-Brazza parle de la 20e édition avec l’efficace participation des Camerounais.


Par Alain Ndanga


Du 8 au 16 juin derniers, vous avez célébré la 20e édition de cette grand-messe. Quel est votre niveau de satisfaction ?

 

Vingt ans d’existence, c’est un âge majeur, c’est la maturité. Nous avons mis les petits plats dans les grands. La vision était d’accorder de l’espace aux artistes et aux professionnels afin qu’ils choisissent la période du festival qui les arrange ; ça a marché et on a pu avoir les artistes et les professionnels qu’on avait programmés. Nous avons exploré la dimension économique des événements culturels et artistiques en mettant en place le village du festival avec des stands pour la visibilité des partenaires et des commerçants, ce qui a bien fonctionné.  On voulait aussi réserver une place pour les jeunes artistes et le jeune public (étudiants, élèves, jeunes des quartiers…) à travers l’action culturelle et les show-cases. Les artistes invités étaient d’un bon niveau, qu’ils soient des locaux ou des internationaux, le public a été très satisfait et, la fréquentation, au-dessus de nos attentes. On peut aussi sans hésitation dire que le niveau global de satisfaction est de plus de 70% pour être modeste.

Quelles ont été les innovations de cette édition ?

La durée en termes de jours, neuf jours, c’est la durée de deux éditions afin de permettre aux artistes, aux professionnels et aux publics de participer au festival sur au moins une partie de la période globale. C’est aussi le village du festival, bien animé, avec tous ces stands pour la visibilité des partenaires et l’expression des commerçants. Les showcases à travers la dimension off du festival ayant permis à plus de 15 groupes de s’exprimer et, ce sont les activités professionnelles en grand nombre (conférences et ateliers) ouvertes au grand public avec une forte présence des jeunes, enfin c’est Ndjeno, un site qui a été pour la première fois desservi par le festival avec la surprise de découvrir un grand public là-bas….

Parmi les artistes et journalistes culturels invités, nous avons eu des Camerounais. Quel est votre commentaire des musiciens camerounais et de son journalisme culturel ?

Les artistes camerounais ont toujours émerveillé le public de N’sangu Ndji-Ndji. Et cette année, ils ont été à la hauteur car Estelle Mveng a présenté un très beau spectacle. Elle a aussi édifié les professionnels et autres artistes avec la force et la puissance de sa voix, le travail sur sa voix et le professionnalisme de ses musiciens. Du côté journalisme, Carole Leuwé a animé un atelier sur la communication digitale que j’ai assisté en bonne partie. C’est une grande dame de la communication et des médias, alors on comprend mieux pourquoi elle est toujours présente sur des festivals et événements en Afrique  centrale. Pour nous, elle est une vraie professionnelle qui connaît et fait bien son boulot, alors on aura toujours besoin de ses services.

Est-ce que vous allez davantage les impliquer lors de la 21e édition?

Nous allons toujours les impliquer même en dehors du festival. Le peu que je connais travaille bien et ce sont des partenaires corrects. Je travaille depuis des années avec Carole et je ne pense pas que nous n’avons plus rien à faire ensemble, au contraire, au-delà du festival, même du projet Raac (la Route de l’artiste en Afrique centrale) qui est en train de s’achever, nous allons nous retrouver sur de nouvelles aventures.