« Ils s’intéressent à l’analyse des phénomènes non-linéaires »

Le président de la société camerounaise de physique de 2006 à 2013, par ailleurs enseignant à l’Université de Yaoundé I et Fellow de la Société Américaine de Physique présente l’importance de la session satellite de la conférence de la société américaine de physique qu’il a organisée à Yaoundé le 5 mars dernier.


Par Guy Martial Tchinda



 

Vous avez organisé, le 5 mars dernier à Yaoundé, une session de la conférence de la société américaine de physique. Pouvez-vous nous présenter cette initiative ? Quelle en est la particularité ?

 

Depuis l’année dernière, la société américaine de physique s’est engagée à recenser à travers le monde un certain nombre de scientifiques et de pays au sein desquels il y a un développement notable des activités dans le domaine de la recherche scientifique en physique, l’objectif étant d’organiser des sessions satellite de la rencontre annuelle qui  a lieu chaque année aux États-Unis au mois de mars et qui regroupe la plupart des physiciens du monde. Avec le développement des technologies de la communication, tout le monde ne voyage plus pour aller aux États-Unis. La société américaine de physique a donc innové en rendant possible la tenue des sessions hors des États-Unis, avec diffusion à travers le monde. Cela permet aux participants d’un autre pays de s’asseoir et d’écouter les sessions qui passent dans les autres pays, mais également de faire des présentations en direction des physiciens en ligne ou dans une salle aux Etats-Unis. Au Cameroun, ma modeste personne a été choisie pour organiser cette session.

 

Combien de participants avez-vous mobilisé pour cette session et que proposent-ils?

 On a cinq physiciens qui ont été sélectionnés dans un domaine bien précis et qui sont les meilleurs dans ce domaine.  Ils vont s’adresser à une quarantaine de physiciens dans la salle de conférence ici au Cameroun, mais aussi à de nombreux physiciens en ligne depuis les Etats-Unis ou d’autres pays du monde. Pour cette session spéciale, ils s’intéressent à un thème principal qu’est l’analyse des phénomènes non-linéaires et les applications en technologie, en médecine et en prévision environnementale. Quand nous parlons de technologie, il s’agit vraiment de nombreux domaines de la technologie: les capteurs, télécommunications, la cryptographie, robotique, etc.

 

Qu’entendez-vous par phénomène non-linéaires ?

Les phénomènes non-linéaires sont des phénomènes naturels ou artificiels qui, lorsqu’ils sont soumis à une certaine excitation, ne répondent pas de manière proportionnelle à l’excitation qui leur a été imposée. Mais la réponse peut être une fonction quadratique ou exponentielle de l’excitation à laquelle ils ont été soumis. C’est comme si on vous poussait et au lieu d’aller avec une accélération proportionnelle à la force selon la loi de Newton, votre accélération est une fonction exponentielle ou est proportionnelle à une puissance donnée de la force.

 

A quoi doit-on s’attendre à la fin des présentations ?

En plus de la première partie qui passe en ce moment et qui consiste à des exposés des camerounais à destination des physiciens aux Etats-Unis et à travers le monde, nous aurons une deuxième partie demain au cours de laquelle nous écouterons d’autres physiciens donnant leur conférence à partir des Etats-Unis.   Nous souhaitons que ce soit le départ d’une collaboration assez forte entre les physiciens camerounais et américains, et entre la société camerounaise de physique et la société américaine de physique