Paix : Les poètes prennent la parole

 

 

Des voix qui prônent la paix.

 

Le Collectif des poètes du Cameroun a réuni les amoureux des lettres autour de lectures poétiques et de réflexion, le 30 juillet 2026 à Yaoundé.

Hawa Ali (stagiaire)

La poésie s’est invitée au cœur du débat sur la paix. Le 30 juillet 2026, la Fondation Muna située au cœur de Yaoundé, a accueilli la première édition de la Journée de la Célébration de la Paix. Placée sous le thème « La poésie, sentinelle de la paix : dire le Cameroun et l’Afrique débout », la rencontre a réuni poètes, universitaires, étudiants et amoureux des lettres. L’objectif est de rappeler que les mots peuvent contribuer à prévenir les divisions et à promouvoir le vivre-ensemble. Lectures poétiques, réflexions et échanges se sont succédé tout au long de la cérémonie.

Pour Sa Majesté Jean Claude Awono, représentant du Collectif des Poètes du Cameroun, cette célébration s’inscrit dans une dynamique internationale. « Chaque année, au cours du mois de juillet, les communautés du monde entier consacrent une journée à la paix à travers leurs poètes », a-t-il rappelé. Le choix de la Fondation Muna, a-t-il expliqué, traduit la volonté d’ancrer cette initiative dans « un lieu de paix ». Marie Bertille Mawem, présidente du comité d’organisation, a présenté la poésie comme un levier de transformation sociale. « La paix se construit également par la culture. La poésie n’est pas seulement un art du beau. Elle est une sentinelle », a-t-elle déclaré. Selon elle, le poète « éveille, alerte, témoigne et résiste ». Revenant sur le contexte national, elle a estimé que « dire le Cameroun, c’est permettre à la diversité des voix de s’exprimer pour bâtir une nation résiliente ». Elle a annoncé le lancement prochain de caravanes poétiques, d’ateliers d’écriture et de cafés littéraires dans les différentes régions du pays, précisant que « cette célébration n’est qu’un point de départ ». Parmi les participants, Fidéline Ananga a salué une initiative porteuse d’espérance. « On sème la paix aujourd’hui pour récolter les fruits demain. Le fertilisant de la paix, c’est l’amour », a-t-elle témoigné, invitant les jeunes à s’approprier les valeurs de paix véhiculées par la poésie.

Au terme des échanges, les organisateurs se sont félicités de la mobilisation des participants. Ils souhaitent désormais perpétuer ce rendez-vous annuel dans les écoles, les universités et les collectivités, afin de promouvoir une culture durable de la paix par la poésie.