La chargée de mission culturelle à l’Ifc de Yaoundé explique les raisons de la mise en œuvre du festival jazz 237.

Par Alain Ndanga
Pourquoi un festival de jazz au Cameroun ?
Le festival jazz 237 se célèbre cette année pour la troisième édition. Il vise à mettre à l’honneur un style musical qu’on n’est pas habitué à entendre partout et qui a une importance capitale dans des modes de vie. Le festival jazz 237 permet avant tout aux artistes de jazz d’avoir une plateforme où ils peuvent performer, se faire découvrir, se valoriser et promouvoir leur genre musical.
Plusieurs sites sont retenus à Douala et à Yaoundé où ces artistes se produisent. Quel est le message derrière?
L’idée est de travailler avec des espaces partenaires de l’Ifc ; pour cela on a différents sites de ces deux grandes villes du Cameroun, avec lesquels on travaille régulièrement. Par exemple à Yaoundé, on a le Comptoir des arts, la Case des arts, l’Hôtel Hilton, le Laboratoire musical de Bastos. Le message à travers ça est de montrer qu’on a un programme diversifié et qu’on essaie de venir plus proche du public puisque tout le monde ne connaît pas l’ifc ; c’est donc c’est l’ifc qui se déplace pour aller voir son public.
Comment avez-vous sélectionné ces artistes venus des quatre coins du monde ?
La sélection s’est faite sur proposition des médiateurs artistiques. Nous recevons diverses propositions et nous cherchons à mettre sous les feux de la rampe des pépites dénichées aussi bien au Cameroun que dans d’autres pays, dont la France forcément. Aussi, nous faisons un suivi professionnel des artistes qu’on programme à l’Ifc. Il y en a qu’on a programmé en apéro concert notamment César Baboule qui a fait un très beau spectacle en décembre 2023, on peut citer Sami Nkuh et bien d’autres qui ont été programmés dans ce format de spectacle.
De la première à la troisième édition, qu’est-ce qu’on peut retenir en bien dans l’approche de structuration du jazz camerounais.
Le Cameroun regorge d’artistes très talentueux et qui n’ont pas toujours des espaces pour s’exprimer, pour promouvoir leur art. Ce festival de Jazz sert tout simplement à les mettre en lumière. Et j’espère que ça contribue à renforcer le potentiel des artistes de Jazz au Cameroun. On organise aussi des masters class avec des artistes qui viennent de l’étranger et c’est toujours très enrichissant.



