Nicolas Ferpambe : ​Un spécialiste de la grammaire normative

De nationalité tchadienne, il a décroché, le 20 juillet 2026 à l’Université de Yaoundé I, son diplôme de master avec la mention Très bien, soit une note de 15,5/20.

​Par Arnaud Kuipo

​Une vingtaine de minutes. C’est le temps séparant la sortie du public de la salle de soutenance et la proclamation des résultats de Nicolas Ferpambe. Le calendrier affiche le lundi 20 juillet 2026. Revenu dans cette salle de l’Université de Yaoundé I, le public est suspendu aux lèvres du jury. Son président, Martin Brice Akono, a la parole pour faire retomber la pression. Amis, frères et sœurs en Christ, et autres connaissances du candidat sont dans l’attente. Il est un peu moins de 12 h 10 minutes quand le verdict tombe : 15,5/20. Des applaudissements suivent, après que le maître de conférences a précisé la mention : « Très bien ». Nicolas, rebaptisé Neville il y a quelques années, est désormais titulaire d’un master en lettres modernes françaises, spécialité grammaire normative.

​C’est donc la fin d’une étape dans le parcours académique de ce Tchadien originaire de Gamba, dans la région du Mayo-Kebbi. Sa réaction ? « C’est un ouf de soulagement parce que la recherche, c’est un travail très compliqué. (…) Je suis ému et très satisfait de ce résultat probant que je viens d’obtenir », se réjouit-il. ​En effet, la recherche a porté sur le thème : De l’usage des constructions impersonnelles dans les productions écrites des étudiants tchadiens de l’Université de Yaoundé I. Ce sujet « répond à un intérêt particulier pour les questions liées à l’enseignement du français en contexte tchadien et à l’amélioration des pratiques pédagogiques », précise ce délégué de master.

​Ce diplôme en poche, Neville F. vise un poste à l’Université de N’Djamena en qualité de professeur de Travaux dirigés (Td). Mais pour cela, il lui faut s’inscrire en thèse, une exigence qu’il compte satisfaire. Seulement, les choses ne dépendent pas de sa seule détermination au regard de l’instauration récente des quotas au cycle de doctorat. Quoi qu’il en soit, cet enseignant de français (titulaire d’un Dipes I obtenu au Tchad) compte retourner définitivement dans son pays, qu’il a quitté en 2023.