C’est la principale prescription du ministre de l’Administration territoriale aux gouverneurs, en cette période de fêtes de fin d’années.

Par Cyril Essissima
La fin d’année marque une période sensible au Cameroun, compte tenu de l’effervescence qu’entraîne le bazar des fêtes. Il y a de tout, bon et mauvais. A côté des « fêtards », il y a aussi des trouble-fêtes qui trouvent un malin plaisir à mettre les autres en insécurité. C’est justement pour évaluer le contexte national que s’est tenue les 19 et 20 décembre derniers à Yaoundé, la seconde conférence semestrielle des gouverneurs de régions autour du thème : « autorités Administratives, enjeux sécuritaires et défis socio-économiques du Cameroun ».
Maître des céans, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, a particulièrement insisté sur la lutte contre la criminalité dans le secteur des motos-taxis qui, selon lui, « prend des proportions inquiétantes ». L’une des mesures fortes prescrites par Paul Atanga Nji est que « l’identification des conducteurs de motos-taxis sera désormais obligatoire ». Les syndicats de ce secteur doivent se rapprocher des services compétents de l’administration pour se conformer à cette exigence sécuritaire. Sinon, prévient le Minat, « les contrevenants feront face à la rigueur de la loi ».
Le Minat prescrit en outre « vigilance accrue et permanente » aux autorités administratives, en liaison avec les forces de défense et de sécurité mises à leur disposition pour emploi, « pour maintenir cette tendance sécuritaire positive sur l’ensemble du territoire national, doivent faire preuve ». Dans cette même veine, enjoint les gouverneurs à mettre à contribution la population « dans la collecte du renseignement prévisionnel, et encourager les activités des comités de vigilance qui font un travail remarquable ».
Au demeurant, le patron de l’Administration territoriale affirme du reste que « la situation sécuritaire générale du pays est globalement sous contrôle et la paix règne sur l’ensemble du territoire national ». Ceci, « en dépit des atteintes à la tranquillité publique que l’on déplore dans quelques-unes de nos régions ». Paul Atanga Nji fait certainement allusion aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en proie depuis 2016 à des revendications armées de type séparatiste.
Le même niveau d’attention devra être porté sur les sujets déjà examinés et qui restent d’actualité, notamment le combat résolu contre les discours haineux et xénophobes, ainsi que toutes formes de violences, en l’occurrence les féminicides ; la lutte contre le faux médicament, le trafic illicite des produits pharmaceutiques et la drogue sous toutes ses formes ; la lutte contre l’exportation illégale des produits de première nécessité ; la lutte contre le désordre urbain ; l’examen approprié des dossiers relatifs aux questions foncières et domaniales ; le suivi méticuleux de l’exécution des projets de développement en cours dans les régions respectives ; l’encadrement de la chefferie traditionnelle, par le respect des règles qui gouvernent la désignation des chefs traditionnels, ainsi qu’aux us et coutumes des communautés concernées.



