Elles portent, entre autres, sur la répression des atteintes aux droits de l’enfant, en ce qui concerne les mariages précoces et forcés.
Par Wamba Sop
Dans la déclaration de la Commission des droits de l’homme du Cameroun, rendue publique le 21 octobre dernier, à l’occasion de la célébration de la Journée africaine des Droits de l’homme et des peuples, James Mouangue Kobila a fait des recommandations :
La Commission réitère ses recommandations formulées dans ses déclarations antérieures, notamment celle adressée au ministère de la Justice d’intensifier la répression des atteintes aux droits de l’enfant, notamment pour ce qui est des mariages précoces et forcés qui entravent l’éducation des jeunes filles et accentuent les inégalités en matière d’éducation, autant qu’ils compromettent leurs chances d’autonomisation dans le futur.
La Commission recommande aux collectivités territoriales décentralisées, aux établissements d’enseignement primaire et secondaire, aux médias autant qu’aux acteurs de la société civile et aux parents, chacun en ce qui le concerne, de modifier, à travers l’éducation, les pratiques coutumières néfastes qui soutiennent et tolèrent la violence à l’égard des femmes et des filles, telles que les violences psychologiques et économiques, les mauvais traitements infligés aux veuves, les mutilations génitales féminines (MGF) et d’éliminer les stéréotypes qui légitiment toutes les formes de violences à l’égard des femmes.
La Commission recommande au Gouvernement et à ses partenaires au développement de mettre en œuvre une plus grande synergie d’action en faveur de l’appropriation et du respect du droit à l’éducation (de qualité et inclusive), très souvent mis en péril par la qualité moyenne des infrastructures, le défaut ou le sous équipement des bibliothèques et des laboratoires, autant que par le caractère peu optimal des enseignements dispensés et des évaluations.
Cette journée avait pour thème « éduquer une Afrique adaptée au 21e siècle : construire des systèmes éducatifs résilients pour un accès accru à un apprentissage de qualité, inclusif et pertinent tout au long de la vie en Afrique ».



