Pour éviter d’attraper cette maladie plusieurs personnes ont recours à ces produits, une solution nocive pour la santé au regard de nombreux dangers qu’ils représentent pour la santé de leurs utilisateurs.
Marielle Ongono (Stagiaire)

Yvan M. ne se laisse plus piquer par des moustiques pendant son sommeil. Cet étudiant a trouvé depuis un moment une « solution » pour repousser ces insectes qui l’exposaient au paludisme et à d’autres maladies. « Au coucher, j’allume des spirales anti-moustiques pour éviter de me faire piquer par des moustiques qui sont nombreux ici. Elles affaiblissent les moustiques et les éloignent de moi », confie ce jeune-homme, la vingtaine sonnée.
Si cet habitant du quartier Ekié dans l’arrondissement de Yaoundé 4e trouve son compte avec ces spirales dont il inhale la fumée le long de la nuit, d’autres par contre utilisent plutôt des insecticides en aérosol pour des pulvérisations domiciliaires. Il y en a aussi qui préfèrent se oindre avec des lotions anti-moustiques ou bruler des « comprimés ». Des solutions dites préventives contre les piqûres de moustiques. Mais qui sont de vrais dangers pour leurs utilisateurs qui croient à tort que ces produits les protègent contre le paludisme.
Intoxication
En effet, « Ces produits sont nocifs pour la santé car ils sont constitués d’éléments chimiques dangereux. Aussi il n’est pas recommandé de pulvériser des insecticides quelques minutes avant de s’endormir », soutient Ariane Thecla, agent de santé communautaire à Youth Development Fondation. Bien plus, « un grand nombre d’insecticides peuvent provoquer une intoxication après avoir été ingérés, inhalés ou absorbés par la peau. Les symptômes peuvent comprendre un larmoiement, une toux, des problèmes cardiaques et des difficultés respiratoires », MSD Manuals, un journal scientifique.
Certains l’ont d’ailleurs compris et utilisent une moustiquaire imprégnée d’insecticide en lieu et place des insecticides. C’est le cas de Marie Ngo Bayock. « Je dors sous la moustiquaire pour éviter d’attraper le paludisme », déclare-t-elle. Une solution fortement recommandée par l’Organisation mondiale de la santé. L’agence onusienne conseille en outre le recours aux vaccins pour la prévention du paludisme, principale maladie transmise par l’anophèle femelle, chez les bébés. Et en cas d’infection, un traitement curatif.



