Hôpital Laquintinie : Elle dénonce la mort de ses jumeaux

Cette mère d’enfants et l’hôpital ne s’accordent pas sur le déroulement des faits qui ont selon elle, conduits à la perte de ses enfants.


Par Wamba Sop



Raissa Nlend, inconsolable.

Cinq jours après le décès de ses jumeaux, quelques heures après leur naissance dans les circonstances troubles, à l’hôpital Laquintinie de Douala, Raissa Nlend et sa famille continuent de porter le deuil. Au domicile familial, à l’évocation du sujet, c’est des pleurs et des coulées de larmes. « J’ai donné naissance à des jumeaux, le 11 février à l’hopital Laquintinie de Douala. Mes enfants, une fille et un garçon, pesaient  1,7kg et 1,9kg. Ils semblaient en bonne santé et aucune pathologie ne leur a été détectée. Mes enfants n’avaient aucun souci », raconte la jeune maman, âgée de 18 ans.

A en croire Raissa Nlend, les enfants sont nés respectivement à 8h25 min et la seconde à 8h30 min. elle se dit surprise que, peu après son accouchement, les infirmières accoucheuses ont pris les enfants. « Elles ont pris les enfants en nous disant qu’elles allaient les mettre dans la couveuse. J’ai demandé à ma maman de les accompagner. Mais, elles ne sont jamais arrivés e, salle de néonatologie où se trouvent les couveuses », raconte la jeune fille éplorée d’après qui, les infirmières ont demandé à sa maman de ne pas entrer dans la salle des couveuses. Et qu’au besoin, elles l’appelleraient.

C’est vers 14h que, sans nouvelle de ses enfants, elle demande à sa maman d’aller s’enquérir de la nouvelle de ses bouts de choux. Mais, les nouvelles ne seront pas bonnes. « Ma maman est revenue me dire qu’on lui a dit que les enfants n’ont pas été enregistrés en néonatologie. On a relis mes enfants, nus à ma maman. Ils étaient visiblement en mauvais état », regrette celle-ci, d’après qui ses bébés sont morts par la suite.

Une version démentie dans un communiqué rendu public par la cellule de communication de l’hôpital Laquintinie d’après qui cette information tend à manipuler l’opinion, à désinformer le public, à ternir l’image de l’hôpital Laquintinie. « L’hôpital Laquintinie dispose de 22 couveuses modernes et performantes logées dans une unité (néonatologie) qui présente toutes les commodités de prise en charge appropriées, par un personnel responsable et professionnel », lit-on dans le communiqué de l’hôpital Laquintinie.

« Ces décès ne sont aucunement dus à une indisponibilité des couveuses. Ni à une défaillance du personnel sanitaire. Les décès des cas cités dans les réseaux sociaux proviennent de l’extrême fragilité de ces enfants (plusieurs heures de réanimation post-natale), secondaire à une sévère asphyxie néonatale », explique l’hôpital Laquintinie.