Vu la composition de la délégation qui l’accompagne à la 9ème édition du FOCAC, le chef de l’Etat mise sur le développement du transport aérien, des infrastructures, de la défense, de l’agriculture, de l’économie, etc.
Par Cyril Essissima
L’activité présidentielle de ces dernières semaines est particulièrement intense. Après la France et la Suisse, le président Paul Biya et son épouse se sont envolés pour la Chine hier lundi, pour prendre part à la 9ème édition du Forum sur la coopération Afrique-Chine (FOCAC), qui se tient à Beijing du 4 au 6 septembre 2024. Un nouveau départ qui intervient seulement 10 jours après le retour du couple présidentiel à Yaoundé en provenance d’Europe.
Avant d’embarquer, le chef de l’Etat a exécuté son rituel d’au-revoir sur le tarmac de l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen au Premier ministre, Joseph Dion Ngute, et au secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh. La suite officielle qui l’accompagne est composée de 15 personnalités. Quelques profils laissent subodorer les objectifs du Cameroun à ce forum sino-africain. On peut citer le ministre délégué à la Présidence, chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo ; le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji ; le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi ; le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey ; le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe ; le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe ; le ministre par intérim de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry ; le directeur général de Camair-Co, Jean Christophe Ella Nguema ; le président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat, Christophe Eken.
A noter que cette édition du FOCAC correspond également au 4ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. Il réunit à ce titre 53 dirigeants africains, le président de la Commission de l’Union africaine et les chefs de délégation. Le thème retenu cette année est : « Travailler ensemble à promouvoir la modernisation et à construire une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de haut niveau ». Une trentaine de représentants d’institutions et organismes internationaux participent au sommet en qualité d’observateur. Il s’agit, entre autres, du Fmi, la Banque mondiale, la Bad, Afreximbank, ainsi que de certains organes spécialisés du système des Nations unies, des organisations sous-régionales africaines et asiatiques.
L’issue du sommet devrait en principe donner lieu à l’adoption de deux importants documents à savoir la Déclaration de Beijing et le Plan d’action triennal du président Xi Jinping qui décline sa politique africaine.
Dans l’histoire diplomatique du Cameroun et de la Chine, c’est la 8ème visite de Paul Biya dans l’Empire du milieu, respectivement en mars 1987, octobre 1993, septembre 2003, novembre 2006, juillet 2011, mars 2018 et septembre 2018, soit trois visites de travail et quatre visites d’Etat. La réciproque remonte à 2007 avec la visite d’Etat du président Hu Jintao à Yaoundé, du 30 au 1er février.



