Les diplomates français et camerounais ont personnellement co-présidé la cérémonie d’ouverture officielle de cet événement culturel, le 31 mai dernier au Théâtre de la ville de Paris.
Par Alain Ndanga
La France et le Cameroun ont formé un seul corps le vendredi 31 mai dernier. A l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Focus Cameroun 3, les deux personnalités diplomatiques représentant les deux pays amis, ont donné le la de la 3e édition de cette plateforme qui promeut la création camerounaise et la diffuse en France. L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en France, S.E André-Magnus Ekoumou, et l’ambassadeur de la République de France au Cameroun, S.E Thierry Marchand, ont célébré le Cameroun et ses artistes. Ils sont venus, ils ont vu. Ils ont vu et mentionné chacun à son tour comment la vitalité de la création camerounaise a atteint la maturité et selon eux, peut aller à la conquête du monde.
Yann Lorvo
Dans son discours d’ouverture, S.E André Magnus Ekoumou a indiqué que « le gouvernement camerounais, sait gré à la France par le truchement de son ambassade à Yaoundé, de son accompagnement précieux et stratégique de promotion et de valorisation du patrimoine culturel du Cameroun ». Il a ajouté en félicitant son homologue français pour des meilleurs points jusqu’ici obtenus dans la diplomatie culturelle. Tout en indiquant que depuis son installation au Cameroun il y a juste deux ans, les résultats engrangés sous son impulsion sont on ne peut plus remarquables ; de tels résultats qui selon lui « augurent assurément encore de lendemains meilleurs dans la prospérité des relations bilatérales anciennes et multiformes entre la France et le Cameroun ». Non sans apprécier « le grand professionnalisme du directeur de l’Institut Français du Cameroun, Yann Lorvoet « son profond amour pour les terroirs camerounais ».
Prenant la parole à son tour, S.E Thierry marchand a mentionné qu’entre la France et le Cameroun, il y a beaucoup de points communs. « La France est un pays de culture, un pays d’arts et de diversité, le Cameroun aussi. On a parlé des quatre grandes aires culturelles (Grassfield, Fang-béti, soudano sahélienne, et Sawa, Ndlr) ; j’en rajoute toujours une cinquième qui est celle de la diaspora donc le Cameroun à l’extérieur ». Le diplomate a exhorté cette diaspora de s’impliquer dans cet événement culturel qui avant tout met en lumière la culture camerounaise.

Les artistes ont succédé à ces officiels sur scène, non pas pour des discours politiques mais pour mettre en musique et en danse tout ce qui a été dit dans ces allocutions. Le public parisien s’en est délecté du ballet de la diaspora qui a exécuté les chants et rythmes des différentes aires culturelles dans une chorégraphie, avec des instruments et des costumes bien connus du Cameroun. Les musiciens ont enchaîné avec le groupe Jazzstellation, les chanteurs Bibiane Sadey et Nda Chi. La compagnie de danse Boza est venue colorer avec une prestation magistrale la cérémonie sous le pied du monument « la fontaine des palmiers » qui trône à la Place du Chatelet.
« Les yeux du Cameroun »
Les deux diplomates ont inauguré deux expositions au hall du Théâtre de la ville, sous le regard admiratif de son directeur, Emmanuel Demarcy-Mota. D’abord les chefs-d’œuvres photographiques réalisés par les élèves formés par le photojournaliste, Reza. C’est près de 50 photographies consignées dans l’expo intitulée « Les yeux du Cameroun ». Chacune de ces pièces porte un regard particulier sur le Cameroun : ses hommes faisant partie de ses aires culturelles, ses charmes, l’expression de ses traditions et ses cultures. C’est en fait une partie du Cameroun racontée par 10 jeunes photographes. Parmi ces pépites, l’on retrouve Erica sonkeng, Yamo, Cyrielle Fossi, Landry Junior Yawat, Stella Tchuisse, Alex Baker, Boniface Kamgaing, Jules Bertrand Sama, Corelle Foyang, Durel Epoh.
La deuxième expo marquée « Camer crypto : les pionniers » a permis de voir le génie créateur des crypto artistes camerounais. Toujours au hall du Théâtre de la ville, l’on peut consulter Tribute to Holy Thomas ( Alt cohold Akum’art de Simon Brice Moussi ; Mon masque de Debora Yawdam ; Solide sans entrave de Nafissatou Mohamadou Abbo (Annoora) ; Brain deflation de Mounir Ngoupayou (Nart M’mounir) ; The Mythical de Sam Waguia, Himba Muda et Aser Julien Nogha ; The Wildlife Trial de Marcelin ABU ; Cameroonian fashionistas de Job Pa’aka, Soul Davis et de Verlaine Mba ; Thé Migrant de Fotale. Camer crypto est la matérialisation de plusieurs mois de formation de sept crypto artistes camerounais, soutenus par l’ambassade de France. S.E Thierry accompagné de son compatriote a remis à Yvon Ngassam, le tout premier vainqueur du concours du genre organisé en Afrique subsaharienne, organisé par Albertine Meunier, Thuy-Tien Vo et Benoit Couty.
Photo légende 1 : Place du Chatelet, 31 mai 2024, ouverture du Focus 3
Photo-légende : Théâtre de la ville Paris, 31 mai 2024, ouverture du Focus 3



