Des crypto artistes camerounais aux côtés de leurs pairs d’ailleurs illumineront cette plateforme qui depuis trois ans diffuse des créations camerounaises en France.
Par Alain Ndanga
Yvon Ngassam
La polyvalence au service de l’art visuel
Au Focus Cameroun 3, il présentera une expo en crypto art et jouera le rôle de médiateur en faveur des jeunes photographes camerounais formés à l’école du très grand Reza.

Yvon Ngassam sera l’homme à tout faire au Focus Cameroun 3 ; cet espace par excellence de promotion, de valorisation et de diffusion des œuvres d’artistes camerounais dans toutes ses expressions. Sa participation à cet événement qui mobilise près de 40 artistes camerounais de tout bord, s’exprimera sur plusieurs médiums. Il dit être fier de faire partie de la toute première exposition des crypto artistes camerounais à Paris. « C’est la restitution de six mois de formation qui continue jusqu’à nos jours », explique-t-il.
L’artiste pluriel a été l’assistant du photojournaliste franco-iranien, Reza, il y a quelques temps quand formait une dizaine de jeunes photographes camerounais. Il fera donc la médiation à Paris en faveur de ces jeunes. « Concrètement, je dois aider à monter l’installation aux côtés des équipes de Reza, à assurer les visites guidées et les rencontres avec les publics ».
Yvon est déjà fixé sur ce qu’il fera après la France. « Je prépare une résidence de deux mois en Guadeloupe. Il s’agira d’un important projet qui interroge l’identité actuelle de ce peuple par rapport à celle de leurs ancêtres. Il sera question de toucher du doigt sur ce qu’ils ont gardé de la mémoire de l’Afrique ». Suivront une exposition en Suède dans le cadre du festival Lanskroma Foto ; une installation multimédia qui évoque la mémoire des patriarches de la ville de Lolodorf en rapport aux différentes périodes coloniales qu’a connu le Cameroun. Il compte finir l’année en beauté avec le photographe Desy Danga pour un travail de recherche sur l’eau, sa rareté et la résilience des couches fragiles de la société, surtout les femmes.
Le fils du Ndé, dans la région de l’Ouest comptabilise près de 10 expositions individuelles : en 2021 avec l’expo multimédia « Traces » à Doual’art, où Marilyn Douala Manga-Bell a été Commissaire ; en 2020 avec « I have a dream » au Centre International pour le patrimoine culturel et artistique (Cipca) de la commissaire Fabiola Ecot ; la même expo à l’Ifc de Yaoundé en 2019 ; Mbote à l’Alliance française de Ngaoundéré, de Garoua et à l’Ifc dans ses antennes de Yaoundé et de Douala.
Avec ses nombreuses expositions collectives, il a bénéficié de la confiance de plusieurs institutions comme « Le centre » au Bénin, la « Raw material company » au Sénégal, le musée « Bandjoun station », le centre Othni, l’Espace doual’art au Cameroun, « Les atelier Sahm » à Brazzaville. Il enseigne la photographie aux instituts de beaux-arts de son pays et donne des ateliers à travers le continent.
En termes de distinctions, il est lauréat du prix de la photographie à la cérémonie des Cameroon Creativity Awards, grand prix d’auteur de la quinzaine de la photographie au Bénin 2017, meilleure photographie touristique au Festival international de la photographie de Nkongsamba, Cameroun 2017, meilleure vidéo d’art étrangère à la Rencontre Internationale de l’Art contemporain de Brazzaville (Riac), Congo 2014.



