Coup d’essai, « coup de maître »
Le rideau s’est refermé le 8 février dernier sur la première édition de ce festival qui valorise les rythmes culturels et patrimoniaux.
Par Marielle Ongono
Le festival de danse et des musiques contemporaines (Festival Zikéda ) s’est clôturé en toute convivialité samedi dernier au Conservatoire des arts d’Afrique (Jalmik). Plusieurs amoureux de la culture ont répondu présent à ce bel événement, ouvert depuis le 5 février. La clôture du 8 février s’est articulée autour de trois points. À 10 heures, les marionnettes géantes dirigées par Thierry Régis, les échasses dirigées par Essogo. De 18 heures à 20 heures, une causerie sur le medjan dirigée par Eric Beck Awoumou. Le spectacle de clôture a été assuré par Paco et Assako Ngone Essawo’o. Un moment de détente intense qui a permis au public de passer un agréable week-end.
Au cours de cette première édition, des invités ont bénéficié des ateliers de danse, des spectacles de danse patrimoniaux et des causeries autour de plusieurs thèmes, parmi lesquels le mvet : du rêve à la réalité, du passé au futur par François Bingono Bingono, Zue Ella et Scienty Ekoro. Causerie autour du medjan avec pour thème l’intégration du medzang dans les musiques actuelles par Erick Bec Awoumou. Le nkul : de la crypto communication au groove dirigé par François Bingono Bingono par ailleurs parrain de cette première édition.

Concernant le medzang, thème abordé à la cérémonie de clôture, on retient qu’il « est un instrument liturgique utilisé pour transmettre des messages divins. Au fil du temps, il a évolué et est joué par des artistes comme Richard Band de Zoetele, le feu Manu Dibango et aujourd’hui dans presque tous les points de la ville. »
Pour le promoteur, Thierry Zo’Okomo Ndinda, « la fête était belle, beaucoup d’émotions, beaucoup de joie, surtout beaucoup d’espérance, parce que j’ai la conviction que nous tenons le bon bout, quoi. En si peu de temps, monter un festival, ce n’est pas donné. Cette fois, on n’a pas eu d’artistes qui viennent d’autres pays d’Afrique centrale. Donc, la prochaine fois, c’est évident que nous allons aller vers là. Je pense aussi qu’on va pencher vers le Sahel, parce qu’il y a des gens de l’extrême nord qui nous intéressent beaucoup. Comme les autres, d’ailleurs ».
Les invités ont aussi découvert ce bel espace, Jalmik, (jal comme village et mik comme musique), un projet à but non lucratif d’expression et d’échanges artistiques, une vitrine des produits patrimoniaux camerounais. C’est un espace qui renferme une école d’art, une salle de spectacle, un studio d’enregistrement, un département audiovisuel, des salles de répétition.



