
Arnaud Kuipo
C’est en 1948 que naît ce qui est appelé aujourd’hui le Collège François Xavier Vogt. Il s’agit d’un projet inspiré, comme le relève le quotidien national Camerron Tribune, à Efok par le missionnaire François Xavier Vogt. Ce projet prendra corps plus tard avec plusieurs contributions de diverses congrégations. « En tant que pionnier, il n’a pas hésité à défier les normes établies en prônant un message tout à fait révolutionnaire à l’époque », peut-on lire dans cet article rédigé à l’occasion de la célébration des 75 ans de cet établissement.
En 78 années d’existence, le Collège F. X. Vogt a connu plusieurs gestions. Comme l’a relevé l’archevêque métropolitain de Yaoundé, il « n’est pas fixiste, ni une propriété de tel ou tel ordre religieux. Le Collège Vogt appartient au diocèse et le diocèse, après un temps donné, confie la responsabilité du Collège Vogt à des acteurs qu’il juge privilégiés. » C’est ainsi qu’il est passé entre les mains des pères, des laïcs, entre autres.
Et avec le temps, cet établissement de la capitale a réussi a se positionner comme un établissement de référence. Il bénéficie d’une bonne réputation au sein de la communauté éducative. Il a plusieurs fois occupé de positions privilégiées dans les classements de l’Office du baccalauréat du Cameroun (Obc). A la session 2026 par exemple, l’établissement a enregistré pas moins de 468 lauréats. En détail, l’établissement revendique 59 mentions très bien, 118 mentions Bien, 205 mentions assez-bien et 86 mentions passable.
L’excellence est un mot qui n’est pas étranger au Collège Vogt. En 2024 lors de la célébration des 75 ans, le ministre de l’Eau et l’Energie, Gaston Eloundou l’évoquera quand il relèvera que quand il arrive à Vogt en classe de seconde (dans les années 80), il est « impressionné par la culture de l’excellence qui y prévaut, esprit fondé sur la prière, la discipline l’abnégation au travail ».



