Le secrétaire général, Robert Bapooh Lipot, s’est adressé à ses compatriotes à l’occasion de la commémoration de la semaine des martyrs.
Par Cyril Essissima

Robert Bapooh Lipot, le Sg de l’Upc (Image d’archives).
Il faut littéralement lire entre les lignes pour saisir le message du secrétaire général (Sg) de l’Union des populations du Cameroun (Upc) à ses compatriotes. Saisissant le prétexte de la commémoration de la semaine des martyrs, Robert Bapooh Lipot invite les Camerounais à rester en éveil et unis face à ceux qui, pour ainsi dire, dessinent le diable sur les murs du pays.
« Au moment où certains compatriotes, adeptes de la prise du pouvoir par tous les moyens rêvent d’une déstabilisation du Cameroun, le parti historique, l’âme immortelle du peuple camerounais, invite les populations camerounaises à plus de vigilance et de fermeté quant à la sauvegarde de l’unité, l’indivisibilité, la paix et la prospérité du Cameroun », a-t-il écrit le 5 septembre dernier. Sans le dire expressément, l’ancien député fait allusion aux sirènes appelant à un coup d’État au Cameroun.
En effet, depuis la survenue du coup d’Etat au Gabon voisin, le Cameroun ne cesse de nourrir les débats télévisés et sur les réseaux sociaux. Ce sont spécialement les médias français qui font ouvertement des rapprochements pour trouver des atomes crochus entre le Gabon et le Cameroun. Des commentaires sur fond de vœu se multiplient et se complètent littéralement pour désigner le Cameroun comme le prochain terreau d’un coup d’État.
Face à ces appels, le Sg de l’Upc oppose la responsabilité de chaque citoyen. « Aujourd’hui plus qu’hier, pour l’intérêt supérieur de notre nation, chaque citoyen camerounais doit cultiver en lui, l’esprit de tolérance, d’abnégation et de confiance aux institutions républicaines. Il ne faut pas sacrifier cette identité remarquable de notre peuple à l’autel d’une politique qui met l’accent sur la culture de la haine », déclare-t-il.
Le Cameroun c’est le Cameroun
Robert Bapooh Lipot appelle à ne pas tomber « dans le pessimisme-imposé », car « cette arme de ceux qui veulent s’accaparer les richesses de notre pays et n’envisagent nullement le développement de notre nation. Ce pays nous appartient et soyons très jaloux de notre souveraineté. (…) Alors, combattons la transformation des ethnies en de multiples miroirs à travers lesquels se construirait un certain vivre-Ensemble. Nous devons véritablement être ensemble, pour éloigner de notre Nation tous les plans de sa déstabilisation. (…) Que chaque Camerounais soit garant de la sécurité de nos institutions, de notre souveraineté et notre intégrité territoriale. Le Cameroun c’est le Cameroun », martèle-t-il.
En rappel, la commémoration de la semaine des martyrs est dédiée au 65ème anniversaire de l’assassinat de Ruben Um Nyobe, fondateur de l’Upc, célébré par les upécistes comme « un esprit, une référence de la lutte pour l’indépendance et la réunification du Cameroun… »



