Après trois ans de formation pratique et théorique, cette école militaire a livré sa 39 ème promotion au cours de la cérémonie de triomphe présidée le Mindef le 20 décembre derniers.
Par Rebara Habra
Aux pas de reine, ils avancent vers la porte de sortie, après trente-six mois de formation pratique et théorique, à l’École militaire inter-armées (Emia). Le triomphe. Tête haute et poitrine bombée, l’harmonie entre les faits et gestes des nouveaux officiers qui s’apprêtent à arborer les epualettes de sous-lieutenant et lieutenant proovoque des vagues d’applaudissements à la tribune d’honneur de la brigade du quartier général( Bqg). Vendredi 20 décembre 2024. Il est 12h. Le soleil est au zénith. Dans la foule venue en nombre pour assister à la cérémonie de sortie de la 39 ème promotion de l’Emia, difficile pour les parents des promus de contenir leur joie.. Des you-yous et cris de joie à n’en plus finir. La cérémonie est présidée le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense. Joseph Beti Assomo représente, pour la circonstance, le président de la République, chef suprême des forces armées.

Officiers supérieurs de l’armée, membres du gouvernement et autres invités spéciaux installés, les lauréats de la 39ème promotion de l’Émia sont invités à occuper l’emplacement aménagé pour la remise des épaulettes. Pour cet exercice, le Mindef est appelé à mettre les premières épaulettes au major de la promotion: le sous-lieutenant Siddi Mana. Après le major, place aux quatre vices-majors, puis les autres promus. Toutes les troupes sont commandées par le Colonel Roger Nang Zengue, commandant de l’Emia.
Menaces sécuritaires
Dans le message du chef suprême des forces armées, prononcé par le Mindef, un accent a été mis sur les » nouvelles menaces sécurités : le terrorisme, la piraterie maritime et la cybercriminalité. C’est un moment de communion une fois de plus avec nos forces de Défense et de sécurité qui se déploient à travers le triangle national pour juguler diverses menaces pour la sécurité et l’intégrité territoriale du Cameroun à savoir : la menace djihadiste dans la région de l’Extrême-Nord et la menace séparatiste dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest » a prononcé Joseph Beti Assomo. Et d’ajouter , ( …[…] Inspirez vous de l’abnégation et du sens de sacrifice de vos aînés pour accomplir avec engagement, patriotisme, honneur et fidélité vos missions. Vous pouvez compter sur ma constante sollicitude et le soutien du peuple camerounais ».
« Unité et patriotisme »
La 39ème promotion de l’Emia baptisée » Unité et pratiotisme » a démarré sa formation le 29 novembre 2021. Durant ces trois années, » cette formation a été organisée en trois phases. La première année est probatoire. La deuxième et troisième confirment le niveau de chef de section d’infanterie. Je voudrais dire que ce sont des officiers prêts et dont, la formation est adaptée aux menaces qui sont actuelles et asymétriques », a confié le commandant de l’Emia.
Siddi Mana
Originaire de l’Extrême – Nord, Siddi Mana est le major de la 39ème promotion de l’Emia. Âgé de 24 ans, le sous-lieutenant est encore habité par la tristesse d’avoir perdu sa mère. » Aujourd’hui, je suis dans la joie et la tristesse. Ma maman est décédée pendant que j’étais en formation. J’aurais aimé voir ma mère comme tous les autres camarades, mais Dieu en a décidé autrement », a confié le sous-lieutenant Siddi Mana. Son camarade d’arme Wilfried Bangmo se dit aussi prêt à agir sur le terrain. Il faut retenir que parmi ces nouveaux 298 officiers, l’on compte des gabonais, centrafricains, nigeriens, guinéens et ivoiriens.



