Élection présentielle paisible : Un accent sur le respect des droits humains


Pendant deux jours, la Cdhc et les Indh du Benin, de la Côte d’Ivoire étaient de la République démocratique du Congo étaient réunis à Yaoundé pour en discuter.

Par Rebara Habra

Comment réussir une élection dans la paix et le respect des droits humains ? La question était au centre de l’atelier régional sur les élections à l’intention des Institutions nationales des droits de l’homme (INDH) francophones, tenu les 30 et 31 juillet derniers à Yaoundé. Pendant deux jours de réflexions, les participants issus des INDH du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Bénin et de la République démocratique du Congo ont été formés sur différents thèmes, notamment : la lutte contre la désinformation et les discours haineux, la prévention de la torture et des mauvais traitements liés aux élections, entre autres. « L’objectif est que ces institutions partagent des bonnes pratiques développées dans le cadre de la surveillance des droits humains en période électorale. Ils ont également partagé les défis et obstacles qu’ils ont rencontrés et comment ils ont su les surmonter afin de contribuer à l’organisation d’une élection stable », a indiqué Barbara Dotanta, représentante de l’Association francophone des Commissions des droits de l’homme (AFCNDH).



Ce rendez-vous a lieu dans un contexte marqué par l’organisation du scrutin présidentiel au Cameroun le 12 octobre prochain, en Côte d’Ivoire le 25 octobre 2025, au Bénin en avril 2026 et en République démocratique du Congo le 20 décembre 2028. Ainsi, la Commission des droits de l’homme du Cameroun aura du fil à retordre du fait des différentes échéances électorales que prépare le pays. « Le processus électoral n’est pas l’apanage des seuls acteurs politiques. Il s’agit d’un processus intrinsèquement lié à la jouissance et à la protection des droits humains. Assurer le caractère pacifique, inclusif, transparent et équitable du processus électoral relève d’une responsabilité collective », a déclaré le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun, Pr James Mouangue Kobila. Une initiative de l’AFCNDH et de la CDHC.

Rappelons que, depuis la proclamation de la liste des candidats retenus par le Conseil électoral d’Elections Cameroon, le 26 juillet dernier, l’actualité est dominée par des contestations autour des candidatures et par un ton d’intimidation à l’encontre de certains acteurs politiques qui soupçonnent déjà les premières fraudes prélectorales dans le processus. À cela viennent s’ajouter les menaces de certaines autorités qui mettent en mal les libertés d’expression et d’opinion.