Les acteurs de la chaîne ont exploré les possibilités pour une intégration du système dans les écoles dès la rentrée scolaire prochaine.
Par Rebara Habra
Ils sont une quarantaine de participants qui ont pris part à une formation sur l’intégration de l’éducation aux médias et à l’information dans les programmes en faveur des jeunes. Durant les trois jours d’apprentissage, à Mbalmayo, ils ont été entretenus sur plusieurs thématiques en lien avec l’initiative. Par exemple, » comprendre le désordre de l’information et les discours de haine »; » les plans d’actions et politiques organisationnelles, contraintes et spécificité ». Aussi, ils seront soumis à des exercices pratiques sur l’élaboration d’une stratégie « Émi » pour les centres de formation des jeunes.
La rencontre organisée par l’association camerounaise d’éducation aux médias ( Eduk- media), avec le soutien de l’Unesco et du ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique rentre dans le cadre du projet d’appui à la mise en oeuvre du programme national d’éducation civique pour le renforcement de la paix, la cohabitation pacifique et le vivre ensemble dans les communautés affectées par les crises au Cameroun. Les attentes sont légions pour le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique. » Au cours de cette formation, nous souhaitons une révision et la mise en place des curricula sur l’éducation civique. Je pense que l’éducation aux médias et à l’information sera intégré dans le processus. Les participants vont apprendre tous les aspects. Notre souhait est que, d’ici la prochaine rentrée scolaire prochaine, l’Emi soit effective dans les écoles « , a déclaré le représentant du Minjec, Pr Pascal Kum A., inspecteur général des programmes au Minjec.
Pour l’Organisation des nations unies pour l’Education, la Science et la culture ( Unesco), le projet démarré en 2023 suit une bonne trajectoire. » L’enjeu pour nous est de pouvoir parvenir à plus de centres de formation des jeunes qui disposent des outils adéquats pour l’encadrement des jeunes dans leur manière responsable d’utilisation des nouveaux médias. Ce projet a commencé depuis 2023. Ce projet a deux composantes: communication et transformation « , a rappelé Hugues Ndih, chargé de programmes à l’agence regionale de l’Unesco pour l’Afrique centrale à Yaoundé. Ainsi, l’on a envie de croire que l’Emi permettra aux jeunes de prendre conscience des conséquences négatives de la consommation non modérée des contenus sur les réseaux sociaux. Au Cameroun, la problématique est plus alarmante au regard de l’engouement porté par des jeunes aux réseaux sociaux.




