Écotourisme : Ouverture aux jeunes à l’Est

Issus des 10 régions et en colonie de vacances, ils ont été invités à découvrir et à valoriser le riche potentiel de cette région.

Sébastian Chi Elvido

Le message du gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo, adressé à plusieurs jeunes, âgés de 12 à 16 ans, venus des dix régions du Cameroun pour prendre part à une colonie de vacances organisée par le ministère du Tourisme et des loisirs (Mintoul), le 30 juillet 2026 à Bertoua, est indicatif de son désir de vendre le potentiel touristique de l’Est. « Cette colonie de vacances est une opportunité pour nos jeunes de se former, de découvrir leur pays et de cultiver les valeurs de paix, de travail et de vivre-ensemble », a déclaré le gouverneur, tout en invitant les jeunes à découvrir et à vendre le riche potentiel de l’Est dans leurs régions respectives.

Pour le Mintoul et selon Joseph Zomekou Ateba, inspecteur général, président de la colonie, l’objectif est clair : « occuper sainement les grandes vacances en offrant aux jeunes des vacances utiles, alliant détente, éducation et découverte du patrimoine national ». Les jeunes venus des 10 régions, à leur tour, sont émerveillés de la richesse de l’Est.  « C’est la première fois que je viens à Bertoua. Je suis content de rencontrer des amis venus des 10 régions. J’attends avec impatience les visites touristiques et les formations. Ces vacances ne seront pas comme les autres », a indiqué un jeune venu du Littoral.

Doté d’une immense richesse écologique propice à l’écotourisme et situé au carrefour d’Afrique Centrale, le soleil levant demeure une destination sous exploitée. « Le tourisme à l’Est est en plein développement, malheureusement, la situation actuelle des emplois dans le secteur n’a jamais été valorisée. Dans les faits, l’esprit d’entreprise n’est pas suffisamment développé dans les différentes branches d’activité qui constituent le secteur », a déclaré un responsable du d’agence Fne-Est.

De l’autre côté, selon une enquête réalisée par un expert, plus de 22 sites touristiques remarquables sont tous en souffrance. L’expert soutient que cette sous-exploitation est due essentiellement à l’enclavement car, « là où il n’y a pas de route, on ne parle pas de tourisme. Il faut des conditions de confort et de sécurité pour les touristes ». Par ailleurs, relève-t-il « Il y a environ 700 structures d’accueil dans les quatre départements, 13 seulement sont classées ».