Écotourisme : Ndolle City, la ville futuriste en gestation

Elle sera bâtie sur 1 500 hectares dans la localité de Sikoum, tel qu’annoncé le 17 décembre dernier par Bello Bouba Maïgari, le ministre du Tourisme.


Par Marielle Ongono (Stagiaire)


 

« Il a fallu attendre 12 ans, s’armer de patience et de persévérance depuis l’introduction en 2012 de ce projet multisectoriel et multi-acteurs au ministère du Tourisme et des Loisirs pour le voir prendre véritablement corps à notre grande satisfaction.  » Ces paroles de réjouissances sont celles de Bello Bouba Maïgari, ministre d’État, ministre du Tourisme et des Loisirs, en sa qualité de représentant du Premier ministre, lors du lancement officiel du programme d’investissement World Dream Investment et du projet Ndolle City.

Cérémonie de lancement officiel du projet Ndolle City.

En 2012, un groupe de Camerounais d’ici et de la diaspora ont approché le ministère du Tourisme et des Loisirs avec un projet novateur, Ndolle City, une vision ambitieuse qui consiste en la création d’une ville écotouristique à Sikoum, dans l’arrondissement de la Dibamba, département de la Sanaga maritime.

Ce projet sera bâti sur une superficie de 1 500 hectares et exécuté par le consortium World Dream Investment dans un délai de 7 ans, articulé en quatre phases. Financé à hauteur de 6 500 milliards Fcfa, la première phase s’étend sur deux ans et consiste à finaliser les questions administratives, le développement technique et les partenariats. Il sera question pendant ce temps de sécuriser définitivement l’emprise foncière en protégeant la superficie consacrée pour ce projet.

Même timing pour la phase 2 qui consacrera le début des travaux proprement dits, à travers le démarrage de la construction des logements, l’aménagement des voies et réseaux divers.

Au cours de la cinquième année, la construction des logements, des routes, la fourniture en eaux et électricité devraient être achevées pour faire place à la construction des infrastructures sociales, à l’instar des hôpitaux, écoles et universités. La sixième et la septième année seront consacrées à l’achèvement des travaux et à la signature des contrats de location.

Pour Abraham Ngosso Junior, porteur du projet, « ce projet nous a pris 14 ans et aujourd’hui, c’est une célébration pour nous. Tout projet social a un but qui est notamment d’accompagner les couches défavorisées à une vie meilleure, comme trouver des emplois ».

Deux millions d’emplois directs et indirects sont en vue. Il est également question d’augmenter le nombre de touristes à cinq millions contre 3 500 à date.

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