Douala : 31 immeubles au bord de l’effondrement

Les ruines d’un immeuble après son effondrement.

Le maire de la ville prévient que les ouvrages déclarés irrécupérables ou dont les propriétaires n’auront pas exécuté les prescriptions administratives seront démolis.

Blaise Djouokep

Les 31 bâtiments identifiés lors des opérations de contrôle menées par les services de la Communauté urbaine de Douala (CUD), dans le cadre de la politique de prévention des risques urbains, présentent des désordres structurels. Dix-neuf sont considérés comme présentant un risque imminent, tandis que douze sont classés à risque ordinaire. Selon le maire de la ville, Roger Mbassa Ndine, cette situation résulte de plusieurs facteurs,
notamment « le non-respect des règles d’urbanisme et des normes de construction, l’exécution des travaux sans autorisation préalable, l’utilisation de matériaux inadaptés, la modification non contrôlée des structures existantes ainsi que l’abandon prolongé de certains ouvrages », énumère-t-il dans un communiqué signé le 3 août 2026.


Afin de prévenir tout effondrement susceptible de mettre en danger les populations, la Communauté urbaine de Douala a arrêté une série de mesures proportionnées au niveau de risque constaté, conformément à la réglementation municipale relative à la gestion des bâtiments menaçant ruine. Il s’agit notamment de la réalisation des constats techniques et des
expertises nécessaires, de la notification aux propriétaires, occupants ou exploitants des mesures prescrites et des délais d’exécution, de la mise en œuvre des travaux de sécurisation et de confortement lorsque cela est possible, de l’évacuation immédiate des bâtiments présentant un danger imminent, de l’apposition de scellés ou de toute autre mesure conservatoire
destinée à prévenir les risques, ainsi que de la démolition des ouvrages déclarés irrécupérables ou de ceux dont les propriétaires n’auront pas exécuté les prescriptions administratives dans les délais impartis.


Par ailleurs, le maire rappelle que toute opération de construction, d’extension, de surélévation, de modification substantielle ou de réhabilitation d’un bâtiment est soumise au respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, notamment à l’obtention préalable des autorisations d’urbanisme requises. De même, les travaux de consolidation ou de renforcement d’un ouvrage présentant des signes de fragilité doivent être précédés d’une expertise technique réalisée par des professionnels qualifiés.