Démocratie dictatoriale : Lettre de vacances à mon petit fils


Par Charly Gabriel Mbock


 

Mbômbô,

Tu viens d’achever ton année scolaire avec succès. Merci pour la fierté que tu me donnes. Tes parents ont répondu à ton souhait de venir au village pendant tes vacances y passer quelques jours avec quelques-uns de tes jeunes frères et sœurs.

Ma joie est si inestimable que j’en frémis encore.  De mon côté, et pour des raisons compréhensibles de salubrité, je me suis efforcé d’éloigner de Ti Makondo et de ses alentours quelques bestioles qui ne te sont pas familières, et dont la plupart te font peur : araignées, lézards, fourmis agressives, et bien d’autres créatures indésirables dont grouillent la plupart de nos villages.

La pluie nous a empêché d’organiser un pique-nique dans la forêt ; mais nous avons pu visiter deux champs. Dans l’un, tu as vu de jeunes arbres fruitiers en pleine croissance. Dans l’autre, plus près de Ti Makondo, tu en as planté un ou deux, avec l’assistance de ta maman ou de tes aînés. Le plantoir était certes un peu lourd pour toi ; mais tu t’es montré si volontaire que ta seule détermination à t’en servir t’a permis d’y arriver, à la grande stupéfaction de tous. Te voir planter un safoutier et un bitter cola pendant tes vacances scolaires ne m’aura pas seulement fait plaisir : il m’a fait bonheur. Et le bonheur est une poussière d’or si évanescente et si fugace que seuls en profitent des orpailleurs désintéressés. Tout parent aimant finit par s’en rendre compte.

Pendant ton séjour au village, il t’est arrivé de regarder la télévision et de voir parler des gens en cravate et costume. C’était à ces rares moments où “le courant’’ n’était pas “coupé’’ comme ils disent. Parce que chez nous, tout le monde s’est résigné aux “coupures de courant’’. Le délestage dont on nous parle est donc double, énergétique et financier : ceux qui nous délestent de leur lumière nous délestent aussi de notre argent.  Et nous devons payer dans le sourire des factures d’obscurité, sous peine d’être traité d’opposant.

Certains discours des personnages que tu as vus en cravate, et dont la plupart sont des hommes de pouvoir, t’ont fortement intrigué. Tu ne comprenais pas tout, et tu m’as posé quelques questions d’enfant avec tes mots d’enfant. Je ne me souviens pas de toutes, mais je voudrais réagir à celles qui remonteront à ma mémoire déjà parsemée de quelques trous. 

Comment, en effet, trouver le mot juste pour étancher ta soif de comprendre ce que signifie ces propos ampoulés sur le Renouveau, la Démocratie, la Gouvernance, une Élection transparente, le Détournement des deniers publics, la Souveraineté nationale et la Liberté d’expression ? Ceux qui multiplient des actes indignes interdisent de s’en indigner. Drapés de leur patriotisme de costume, ils s’arcboutent dans une posture de commandement et, pardessus leur incurie, exigent qu’on les applaudisse !

Comment, par exemple, t’expliquer qu’un parent endeuillé – des suites d’une coupure intempestive de lumière survenue en pleine intervention chirurgicale de son enfant –  s’expose désormais à se faire activement poursuivre pour “incitation à la révolte contre les institutions républicaines et ceux qui les incarnent’’, du seul fait qu’il se sera publiquement indigné et qu’il aura, dans sa douleur, interpellé un Chef d’Etat et son gouvernement ?

N’étant pas certain d’arriver à t’expliquer ce que déclarent nos gouvernants endimanchés, je n’en dirai que le peu que je peux, dans l’espoir que tu y comprendras quelque chose. Pas tout de suite sans doute, mais quand que tu seras un peu plus grand.

L’ambition fortement proclamée par le Renouveau était de populariser la démocratie par la démocratisation du Cameroun. Le président de la République a donc déclaré qu’il voulait rester dans l’Histoire comme « celui qui a apporté la démocratie au Cameroun ». Instinctivement, la cour a applaudi. Sauf que ce disant, le président de la République se disqualifiait en mondovision comme démocrate : chacun sait que la démocratie, définie comme émanation du peuple, ne peut pas être « apportée » au peuple dont elle émane. Elle ne saurait lui venir de l’extérieur puisque c’est le peuple qui la génère.   Personne ne peut revendiquer une place dans l’Histoire comme celui qui a apporté de l’eau à la fontaine, la fontaine est la source même de ladite eau. La déclaration faite à l’époque devant Yves Mourousi n’était donc pas un simple lapsus : elle se voulait pensée, solennelle et convaincante. C’est cette solennité même qui constitue un indicateur persuasif de l’orientation politique du second président du Cameroun. Pour s’être aussi gravement trompé sur la démocratie, il se sera trompé de démocratie. Il se voudra tout, sauf démocrate.

Chacun comprend pourquoi un demi-siècle plus tard, son Renouveau n’a pu produire et instaurer qu’une démocratie dictatoriale. Les paroissiens de cette Eglise du Renouveau s’en défendent, pour ainsi dire, “becs et ongles’’. C’est bien le cas de le dire dans un contexte où planent et règnent de grands Rapaces :

  1. Sous le prétexte de traquer des gestionnaires délinquants qui multiplient des crimes économiques par des détournements des deniers publics, un ÉPERVIER à tête chercheuse n’arrête pas de poursuivre des gestionnaires présumés indélicats. Dans son approche sélective et au demeurant discriminatoire, ce grand rapace arrête des proies dont la plupart sont ciblées au mépris de la présomption d’innocence. Mais de nombreux cas révèlent que la plupart du temps, ce sont les poursuites même que l’Epervier arrête.
  2.  Dans notre Fonction publique camerounaise, l’ANTILOPE, le SIGIPES, et autres systèmes de gestion du personnel ont été évincés, disqualifiés comme inopérants, au profit d’un nouveau système baptisé A.I.G.L.E.S.

Point de hasard à cette préséance des grands prédateurs: il n’y a point de hasard en génétique. Dans sa propension à mobiliser symboliquement de grands rapaces, et sans plus se gêner, le Renouveau traduit et assume sa nature intime et profonde, son statut génétique. Il se dévoile inconsciemment, lui qui ne semble se reconnaître que dans de grands oiseaux de proie, au nom de la prédation et de la rapacité inscrites dans ses gènes. Nos généticiens sauront mieux t’expliquer ce qu’en profane je me contente d’esquisser.

Depuis bientôt cinquante ans, les Camerounais se sont imaginés que leur destin était perfectible ; et que le meilleur étant à venir, des améliorations sensibles interviendraient dans leur quotidien, au nom de la démocratie qui leur avait été bruyamment promise. Un ouvrage de 1985, LIntention démocratique, attirait déjà l’attention sur cette démocratie de discours et d’intention.C’est au cours de cette même année 1985 qu’à Bamenda, un discours progressiste faisait rêver d’une embellie démocratique pour tous.

Plusieurs décennies plus tard, le Renouveau a honte et peur de son propre bilan. Mais inversant sa peur, il la transfère à quiconque serait tenté de parler de ce bilan, ou de simplement dresser un état des lieux. Le Cameroun s’est ainsi progressivement grippé, et enlisé dans la gouvernance de la peur. Il ne se passe plus de jour où des pittbulls dressés dans son Administration territoriale ne soient lâchés pour saigner quiconque tousse ou se plaint de l’asphyxie dictatoriale. La chronique défrayée par certains arrêtés préfectoraux confirme ce zèle canin de nos pittbulls en chasse. On chercherait à émasculer les Camerounais, à les réduire au silence par l’inoculation de la peur –  qu’on ne ferait pas autrement. Il faut cependant s’en convaincre : la démocratie de la peur n’en est pas une ; la gouvernance par la peur est une dictature, parce qu’il n’existe pas de terreur démocratique. 

Au nom de quelles preuves affirmerions-nous que le Cameroun est une dictature ? Car il faut bien l’établir, sous peine, désormais, de poursuites pour désinformation !

Point n’est besoin de les multiplier, les preuves : à lui tout seul, le dysfonctionnement des institutions de la République l’atteste ’’au-delà de tout doute raisonnable’’. Pour avoir été parlementaire, je constate qu’au Cameroun, c’est l’Exécutif qui légifère : seuls les projets de lois, textes présentés par le gouvernement, passent à l’Assemblée nationale. Car ils n’y sont que de passage.  Toute proposition de loi, texte présenté par un député – est frappée de suspicion, traquée et systématiquement rejetée. Au Cameroun, les députés dits de la nation, représentants élus du peuple dit souverain, n’ont donc pas voix au chapitre. Le législateur camerounais ainsi réduit au silence n’a véritablement pas droit de cité.

Simple fait de constat, c’est ce silence institutionnel que les pittbulls en fonction veillent à généraliser au sein de la population. L’on nous arrache ainsi du registre de la réflexion patriotique et de la libre expression qu’implique la démocratie pour nous enferrer dans des réflexes d’adoration sur fond de chorales unanimistes et d’incantations hystériques. A près d’un demi-siècle d’endoctrinement, la congrégation du Renouveau s’est messianisée pour pérenniser son unanimisme anti démocratique. Au nom du messianisme politique, le culte de la personnalité et la personnalisation du pouvoir se sont métastasés par l’individualisation de la gouvernance : chaque paroissien, simple communiant ou gouvernant, dispose de sa chorale, organise ses concerts de louanges, et finance grassement le dénigrement de ses concurrents. Cette dérive fait déchet pour avoir installé la dictature au cœur même des institutions et des structures d’Etat. Aussitôt ce sont ces institutions même qui, de manière structurelle et récurrente, entretiennent la gangrène dictatoriale, reconnaissable dans la forme et au fond, mais tout aussi irrecevable, malgré les maquillages, les hypocrisies et les abdications intéressées qui les accompagnent. C’est pourtant cette dérive que d’aucuns veulent appeler ’’la politique’’ au Cameroun.

En me soupçonnant de n’avoir sans doute pas pris assez de recul, il m’a semblé utile de confronter ce regard à d’autres sources de preuve.  

En 1948, Albert Camus s’est gravement interrogé sur les rapports entre la dictature et la démocratie : « Qu’est-ce que la démocratie (…) ? C’est une forme de société où la loi est au-dessus des gouvernants, cette loi étant l’expression de la volonté de tous, représentée par un corps législatif. Est-ce là ce qu’on essaie de fonder aujourd’hui ? (…) la loi est faite ou défaite par des gouvernants, c’est-à-dire par l’exécutif. Nous sommes donc en régime de dictature. » (in Actuelles, Ecrits politiques, Gall. 1950, p.134-135).

Sauf erreur de lecture et de compréhension, ce que Camus décrivait avant que le Cameroun ne soit ’’indépendant’’ ressemble à s’y tromper à ce qui s’observe dans le Cameroun du Renouveau.

Mais en 1947 déjà, le même Camus dressait dans Combat le portrait d’un démocrate : « Le démocrate, après tout, est celui qui admet qu’un adversaire peut avoir raison, qui le laisse donc s’exprimer et qui accepte de réfléchir à ses arguments. Quand des partis ou des hommes se trouvent assez persuadés de leurs raisons pour accepter de fermer la bouche de leurs contradicteurs par la violence, alors la démocratie n’est plus ». (cf. Camus, id.  p.104-105).

Des partis ou des hommes ! Le Cameroun dispose des uns et des autres. Mais ce serait faire outrage à la gouvernance et aux gouvernants du Renouveau camerounais que de prétendre les reconnaître dans les définitions respectives que Camus propose de la démocratie et du démocrate.  Nous le ferons d’autant moins qu’il n’y a pas injure quand le fait décrié décrit une réalité : ce n’est pas insulter un éléphant que de lui dire qu’il a une trompe. L’éléphant lui-même ne s’y trompe guère. Nous aurons donc humblement laissé aux fonctionnaires de la flagornerie la compétence de céder à l’injure par déficit d’argument. C’est la promotion de ces pittbulls administratifs qui alimente la gouvernance par la peur et l’intimidation, pour que silence se fasse en terre camerounaise. Et pour donner une apparence académique à cette manœuvre de bâillonnement, le Renouveau messianique s’est largement donné les moyens de recruter et de promouvoir des « intellectuels faussaires », comme les appelle Pascal Boniface.

Mbômbô,

Je crains d’avoir été long. Je crains surtout de t’avoir ennuyé en te parlant de choses qui ne sont pas de ton âge. Mais je te l’ai dit : tu y verras un peu plus clair avec le temps.

En attendant, chasse de ta vie la peur et la flagornerie, son corollaire. Ce sont les deux sentiment et posture qui activent le bâillonnement de l’intelligence. Il s’agit d’être et de rester du côté de la vie. Ne te presse donc jamais de te ranger du côté d’où viennent les grenades lacrymogènes. C’est du même côté qu’on tire le genre de projectiles qui font des trous fatals dans l’oxygène des autres. De tels sinistres surviennent toujours quand des populations doivent se défendre et se protéger des Forces qui devaient les défendre et les protéger. La survenue de tels sinistres – comme c’est le cas au Cameroun depuis bientôt dix ans – signifie souvent que quelque part, une promesse n’a pas été tenue, un engagement n’a pas été honoré et qu’on a manqué d’honneur en se dispensant de tenir parole. Autant de traits qui caractérisent la démocratie dictatoriale.

Aujourd’hui, la fierté du Cameroun est soumise à rude épreuve : la dignité des Camerounais est ravalée au niveau de leurs semelles. Ceux que tu as vus et entendus parler à la télévision prétendent tout savoir. Ils n’auraient manifestement plus que des leçons à donner aux autres. Camus s’était fait de ce genre de personnages une opinion digne d’être partagée : « ceux qui prétendent tout savoir et tout régler finissent par tout tuer. Un jour vient où ils n’ont pas d’autre règle que le meurtre, d’autre science que la pauvre scolastique qui, de tout temps, servit à justifier le meurtre » (id. p.160). Dans le cas du Cameroun, la démocratie dictatoriale sait toujours repérer et intéresser des universitaires pour justifier le meurtre.

Quand tu seras plus grand, Mbômbô, applique-toi à fréquenter de grands auteurs. Je viens de t’en citer un et m’en tiendrai à lui pour cette lettre.

La démocratie dictatoriale tient à avoir raison. Dans sa rage d’avoir raison en tout, elle finit par avoir raison de tout.  En effet la démocratie dictatoriale ne dialogue plus, ni ne discute : elle décrète, émet des ordonnances, et dicte des prescriptions. Rien n’y manque, surtout les « hautes instructions », dès qu’il s’agit d’imposer unilatéralement des idées mal fondées ou franchement fausses. C’est ce qui glace de frayeur : « toute idée fausse finit dans le sang, mais il s’agit toujours du sang des autres. » (Camus, id.p.158)

Parler de démocratie dictatoriale, c’est faire usage d’une figure de style qui met en contraste deux réalités fortement opposées ; les savants désignent cette figure de style par un terme aux sonorités impressionnantes : l’oxymore.

Mbômbô,

Loin de vouloir paraître savant à tes yeux, je voudrais souligner que le paradoxe que comporte l’expression « démocratie dictatoriale » tente simplement de mettre en relief le parjure politique des gouvernants de l’heure : ils ont juré de nous livrer une chose pour plutôt nous en servir une toute autre. Cette fraude sur la marchandise, ce dol politique est insultant pour l’intelligence et le patriotisme des populations du Cameroun. C’est par fraude sociopolitique que la démocratie de discours et d’intention s’est échouée dans les marécages d’une ’’grande réalisation’’ dictatoriale. Pour avoir perdu le pouvoir – qui se comprend comme une relation d’adhésion entre le gouvernant et le gouverné –  les fonctionnaires de la démocratie dictatoriale tentent de se rattraper par la politique de puissance – laquelle pêche par une arrogante exclusion du gouverné par le gouvernant. Or « la politique de puissance signifie la préparation de la guerre » (Camus, id. p.188). C’est en vue de ladite guerre que ceux qui la préparent sournoisement se croient fondés à bâillonner les intelligences nationales. Ils claironnent qu’ils disposent de la puissance de feu. Mais la seule chose que révèlent leur arrogance managériale et leur violence verbale, c’est qu’ils n’hésiteront pas à multiplier des cimetières.

La paix dont se gargarise les ténors du Renouveau n’est donc plus la paix humaine, cette paix pour la vie qui résulte des échanges, des négociations et du dialogue – toutes valeurs qui supposent que des hommes se respectent, se rencontrent et (se) parlent. La paix dont se gargarisent désormais nos gouvernants est la paix des cimetières, celle-là même que consacre la mort.

Un cimetière, c’est calme, Mbômbô. Un cimetière, quoi de plus paisible ! Personne n’y doit plus parler ; et personne n’y parlera plus jamais, puisqu’il n’y aura plus personne pour y parler. Pourtant si les cimetières sont paisibles, nul cimetière n’est pacifique. La démocratie dictatoriale est une gouvernance de cimetières : elle n’est un programme de prospérité pour aucun peuple d’aucune nation. Aussi, est-il à tout le moins révulsant qu’au Cameroun des gouvernants s’activent dans un zèle débridé pour s’en faire délivrer un brevet d’invention. Ils proclament en boucle que « les Institutions républicaines marchent ». Ils n’oublient consciencieusement qu’une chose : nous montrer de temps en temps comment marchent ceux qui doivent faire marcher lesdites institutions républicaines.

Quand il publie son Eloge de la Dissidence en 2013, Daniel Etounga Manguelle – de très regrettée mémoire, assume sa vocation d’écrivain. Il n’attend pas de décoration, puisqu’il ne s’attarde pas sur les honneurs. Car dès qu’il passe au pluriel, tout ’’honneur’’ cède à ’’des honneurs’’, lesquels s’accommodent souvent de déshonneur. Au Cameroun, l’on a vu ostensiblement décorer des personnages fortement soupçonnés de crimes économiques. L’opinion s’est donc intimement persuadée qu’en démocratie dictatoriale, les décorations et les honneurs pour sévices rendus exhalent dans le déshonneur une   odeur d’édulcoration à vous boucher le nez.

 Ecrire c’est parfois crier. Parce que décrire revient souvent à décrier.

  • Alors l’écrivain prendra sa plume par refus du silence, pour précisément dénoncer la peur administrative que la démocratie dictatoriale distille dans la Cité, et que certains de ses pittbulls renforcent par l’intimidation militaro judiciaire.
  • Ensuite l’écrivain s’indignera de voir avec quelle délectation ceux qui ont leur place en prison se mobilisent pour y précipiter les autres.
  •  Enfin l’écrivain reconnaîtra avec Camus, au nom de ceux qui ne demandent qu’à vivre, que « c’est seulement dans une société en voie de dégradation que la vertu de l’écrivain est en rapport avec sa capacité de dissidence ». (id. p. 185)

Mbômbô, voilà pourquoi ton Mbômbô voudrait avoir été un écrivain.

Tes vacances terminées, et une fois rentré à la maison, montre ta lettre à Maman et  Papa. Qu’ils la gardent avec soin, pour quand tu seras un peu plus grand.

Bonne fin des vacances.

                                                                                     Ton Mbombô

                                                                                          Charly Gabriel Mbock

          Makaï, 1er août 2024

          2h12 – 8h59