
Didier Yimkoua : Il faut former les jeunes à la valorisation des déchets

Insalubrité : La loi des ordures
En annonçant, le 31 décembre 2025, au cours de la session ordinaire de la Communauté urbaine de Douala (Cud) consacrée au vote du budget 2026, que les missions de collecte des ordures ménagères, de balayage et de nettoyage dans l’arrondissement de Douala 4e, sont affectées dès le mois de janvier 2026, à la société Genelcam, le maire de la ville, croyait avoir définitivement tordu le cou aux immondices d’ordures qui offrent un paysage hideux à la capitale économique. Huit mois plus tard, c’est le statu quo. Les carrefours, ronds-points, terre-pleins, sont bondés d’ordures, jusque dans les quartiers huppés. Les 2 000 tonnes de déchets en moyenne, produits au quotidien dans la ville, peinent à être totalement ramassés.
La mesure, comme bien d’autres jusqu’ici prises, tarde à porter des fruits. C’est le cas du Centre de transfert des déchets, construit à Youpwe par Hysacam et financé par la Cud à hauteur d’un milliard Fcfa, et inauguré le 25 septembre 2024. Le site se voulait être un centre de transit logistique pour optimiser le ramassage des ordures dans la ville. Jusqu’à 800 tonnes de déchets par jour peuvent y être transférés. L’objectif étant de réduire les rotations des camions entre les points de collecte et la décharge afin de maximiser le ramassage des ordures dans la ville. Flop.



