Décentralisation : 40 jeunes formés à Yaoundé

Bénéficiaires du programme Repair, ils ont notamment appris comment s’appuyer sur le concept de la gouvernance locale pour améliorer le développement de leurs communautés.

Par Guy Martial Tchinda

Après le premier semestre de « Reconstruire la paix par le biais d’actions inclusives répandues » (Repair), tenu du 23 au 25 octobre 2023 sur le thème « participation des jeunes et élections », les 40 participants de ce programme du Réseau pour la solidarité, l’épanouissement et la transformation pour tous (NewSETA) ont mené plusieurs activités de terrain dans leurs différentes communautés, touchant près de 1000 jeunes. « Ils ont mené des activités de « Pass-it-On » (activités de réplication des connaissances apprises pendant le premier semestre). Nous avons eu l’opportunité de partager des expériences avec eux », explique Caxton Eteki, directeur exécutif de NewSETA.
Le bilan fait à l’ouverture du deuxième semestre de cette formation, le 5 février dernier à Yaoundé porte à 9000 le nombre de jeunes touchés à ce jour par ce programme depuis 2015. Un deuxième semestre consacré à l’imprégnation de ces jeunes au concept de la décentralisation. Trois jours d’intense formation pour doter les 40 jeunes leaders qui y ont pris part de connaissances techniques sur la façon dont ils peuvent s’appuyer sur le concept de la gouvernance locale pour améliorer le développement de leurs communautés.
« Ce deuxième semestre fait un focus sur la décentralisation, parce que les jeunes sont un peu écartés de ce processus de gouvernance et de leadership. On les voit comme des gens qui n’ont pas de compétences pour diriger », déclare Caxton Eteki, directeur exéccutif de NewSETA, une association privée à but non lucratif créée en juillet 2013 au Cameroun pour renforcer les capacités des jeunes et des institutions et engager activement les communautés dans des initiatives qui améliorent le bien-être social. « Nous avons eu l’habitude d’entendre dire que les jeunes sont incompétents et qu’ils sont les leaders de demain. Mais nous pensons que la jeunesse est capable de diriger aujourd’hui, raison pour laquelle on les introduit dès à présent à ces différents thèmes. Les jeunes doivent comprendre tout cela », poursuit-il.
La session qui s’est achevée le 7 février a permis aux participants d’acquérir des aptitudes et compétences pratiques en matière de consolidation de la paix, mais aussi des compétences en leadership et des stratégies d’engagement civique.