Ils dénoncent leur mal être et réclament plusieurs mois d’arriérés de salaire.
Par Lazare Kingue

« Trop c’est trop »! « Nous en avons marre »! « Le maire et le receveur municipal doivent démissionner ». « Ils sont incompétents »… Des messages imbibés d’un ressentiment profond et d’une expression de colère et d’exacerbation. C’est ce que véhiculent des pancartes de contestation des cadres et agents communaux de la mairie de Niete dans le département de l’Océan, région du Sud, arborées vers la fin du mois de novembre dernier.
Depuis trois semaines environ, le climat professionnel au sein de la structure est morose. L’ambiance de travail est électrique. Le personnel dénonce le mal être et l’absence de certaines commodités. « Depuis mon recrutement il ya bientôt dix ans à la commune de Niete, je n’ai pas de contrat en bonne et due forme. Je ne suis pas inscrit à la caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) » se plaint un agent contractuel. « Et même pour nous qui sommes inscrits à la Cnps, cet argent n’est pas reversé alors qu’on nous le retire dans les salaires chaque fois qu’il faut nous payer. Ce qui nous empêche de bénéficier des allocations familiales » renchérit un autre. « Lorsque nous allons en retraite nous n’avons pas de notification et pas de certificat de travail. Il y a un an et demi nous avons perdu un collègue retraité. Ses obsèques étaient honteuses pour quelqu’un qui a passé 30 ans de service », a déploré un autre agent visiblement affaibli de tristesse.
La plainte la plus lourde formulée par cette foule de grévistes arborant des pancartes c’est l’absence de plus de deux ans de salaire. « Nous réclamons 28 mois d’arriérés de salaire; bientôt 29 si l’on entre au mois de décembre. Et certains parmi nous en réclament 32 » indique un quinquagénaire la mine rouge de colère. Des griefs qui accablent le Pr Edande née Abolo Minko Marthe, maire de la commune d’arrondissement de Niete.
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L’élue locale qui reconnaît que leurs revendications sont partiellement légitimes, pointe un doigt accusateur sur des lourdeurs administratives de la tutelle centrale qui obstruent et font entrave à sa volonté manifeste de solutionner les différents problèmes que connait la Communauté territoriale décentralisée dont elle tient les rênes. Rapprochée, elle s’est ouverte au reporter de votre journal pour dresser l’état des lieux et rassurer le personnel des démarches entreprises pour un dénouement favorable.



