Commission Musonge : Quand la gastronomie célèbre le vivre-ensemble

La cuisine au service du vivre-ensemble.

Des saveurs du Sahel aux spécialités des côtes atlantiques, la Cnpbm a transformé, le 31 juillet 2026 à Yaoundé, son hall principal en une vitrine de la diversité culinaire du Cameroun. 

Par Wamba Sop 

Les arômes de l’okok, du ndolè, du kati-kati ou encore des sauces de gombo et de foléré ont remplacé, le temps d’une journée, l’atmosphère habituelle des bureaux de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm). À l’occasion de la « journée du multiculturalisme du mois de juillet », organisée sous la présidence de son secrétaire général, Chi Asafor Cornelius, l’institution a mis à l’honneur la richesse gastronomique des quatre grandes aires culturelles du Cameroun. Les visiteurs ont ainsi effectué un véritable voyage culinaire à travers le pays. Du grand Nord, avec le couscous de mil ou de riz accompagné de sauces de gombo, de foléré ou de keleng-keleng, rafraîchi par des jus d’oseille et de baobab, jusqu’aux régions forestières du Centre, du Sud et de l’Est où le mbòl, l’okok, le ndomba de poisson et le vin de palme ont illustré le patrimoine fang-beti. 

Les Grassfields étaient représentés par l’achu, le kati-kati et les pommes pilées, tandis que les Sawa faisaient découvrir le ndolè au plantain vapeur et le mbongo tchobi au macabo. Au-delà de la dégustation, l’événement portait un message institutionnel. « En 2021, la Commission a institué une journée culturelle mensuelle afin d’adresser un message fort à l’ensemble de la communauté nationale », a rappelé Chi Asafor Cornelius. Selon lui, la Cnpbm veut démontrer qu’elle « ne se contente pas de promouvoir le multiculturalisme dans les discours », mais qu’elle entend « prêcher par l’exemple, en pratiquant et en vivant le multiculturalisme au quotidien ». 

Pour le secrétaire général, cette démarche vise également à inspirer les autres administrations. « Le multiculturalisme camerounais est une richesse et une véritable opportunité. Il mérite d’être célébré et valorisé, car c’est en s’appuyant sur cette diversité que le Cameroun pourra atteindre les objectifs du développement humain durable », a-t-il souligné. À travers cette immersion dans les saveurs du terroir, la Commission rappelle que la cuisine est bien plus qu’un patrimoine gastronomique. Elle est un langage commun, un marqueur identitaire et un puissant levier de cohésion nationale. Une façon concrète de faire du vivre-ensemble une réalité qui se partage… jusque dans les assiettes.