C’est l’une des résolutions des travaux tenus le 15 octobre dernier, soit environ deux semaines après la rentrée officielle de l’année académique 2026-2027.
Arnaud Kuipo

10 résolutions ont été adoptées lors des assises de la Commission de coordination universitaire (Ccu) 2026 du 15 octobre à Yaoundé. La première d’entre elles porte sur « la consolidation d’un climat apaisé dans les campus ». C’est pour cela que la vigilance a été prescrite aux responsables des institutions universitaires. Dans la même veine, la Ccu a fait plusieurs autres prescriptions à ces responsables : la mise en place d’un groupe de travail afin de mener une réflexion sur la possibilité d’intégrer les salaires des personnels d’appui dans l’application de gestion de la solde des personnels de l’Etat (Aigles) ; la tenue permanente des instances de concertation pour la résolution des problèmes relatifs à la gestion des enseignants, étudiants et personnels d’appui des universités d’Etat, entre autres.
Par ailleurs, les travaux de ce 15 octobre ont laissé entrevoir la délivrance du diplôme de maitrise aux étudiants n’ayant pas été sélectionnés pour la deuxième année de master. C’est la substance de la neuvième résolution : « en vue de rationaliser le régime des formations en master, la Ccu prescrit de mettre en application l’article 19 de la directive Cemac (…) du 11 mars 2006 portant organisation des études universitaires dans l’espace Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, ndlr) dans le cadre du système Lmd (Licence – master – doctorat, ndlr), qui stipule que le diplôme de maitrise soit délivré aux étudiants ayant achevé la première année de master avec une moyenne au moins égale à 10 et n’ayant pas été sélectionnés pour la deuxième année. »
Au cours des travaux présidés par le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, les responsables des universités d’Etat, a-t-on appris, « ont présenté la situation de leurs institutions et confirmé l’effectivité de la rentrée académique 2026-2027. » Une rentrée tenue dans un contexte de « grève illimitée » initiée par le Syndicat national des enseignants du supérieur (Synes). Parmi les revendications figuraient le paiement intégral des sommes dues au titre de l’allocation spéciale pour la modernisation de la recherche. A noter qu’à ce jour, le gouvernement, d’après Jacques Fame Ndongo, a entièrement apuré l’enveloppe du deuxième trimestre 2026.



